A gagner : 30 DVD offerts aux
30 premiers à envoyer un mail à uejfac@gmail.com avec dans l'objet le mot JAFFA.
Synopsis : Jaffa est un drame social et amoureux en plein coeur de la ville de Jaffa, où cohabitent les juifs et arabes israéliens. Mali, une jeune israélienne, cache à sa famille depuis
des années son amour pour Toufik, un jeune palestinien employé comme elle au garage de son père. Lorsque les deux amants décident secrètement de se marier, la tension monte entre Toufik et la
famille de Mali.
Notre avis : Le film est touchant et est un pur produit du jeune cinéma israélien que nous aimons, celui qui tend à dénoncer l’absurdité du conflit israélo-palestinien en le montrant sous
un angle personnel mais néanmoins réaliste. Les tensions entre deux communautés se cristallisent ici autour de la relation secrète de Toufik et Mali, véritables Roméo et Juliette de Jaffa ;
l’hypocrisie des rapports entre juifs et arabes est révélée de façon subtile par la description d’un drame familial, filmé de façon intimiste.
Maxime I. / Joanna B.
En bref : Jaffa, de Keren Yedaya, avec Ronit Elkabetz, Dana Ivgy, Moni Moshonov. Sélection officielle du festival de Cannes 2009.
Copyright Bizibi-Transfax Film Production-Rohfilm-Arte France Cinéma
Plus d'infos sur www.rezofilms.com/distribution/jaffa
A l’occasion de la sortie
en DVD du film Ushpizin le 15 décembre, l’UEJF Art & Culture organise un grand jeu-concours pour vous faire découvrir son tout nouveau blog.
Tentez de gagner l’un des dix DVD du film Ushpizin en répondant à la question suivante :
Dans quel film n'a pas tourné Ronit Elkabetz ?
1. La visite de la fanfare
2. Kadosh
3. Prendre femme
Le concours est à présent terminé. Nous vous remercions de votre participation.
Fin du concours : 7 janvier 2008.
Le film : A l'approche des fêtes juives de Soukkoth, Moshé et Mali, un couple de juifs ultra-orthodoxes en proie à de
graves difficultés financières, prient Dieu de leur venir en aide. Aussi quand ils découvrent une enveloppe anonyme de 1000 dollars devant leur porte, nul doute pour eux qu’il s’agit d’un
miracle. Ils s’apprêtent donc à fêter dignement Soukkoth mais voient leurs préparatifs troublés par l’arrivée de deux anciens camarades de Moshé. Ils viennent de s’évader de prison et sont bien
déterminer à passer les fêtes avec eux. Une intrusion qui devrait mettre leur foi à rude épreuve… Ce film est avant tout le témoignage d’une amitié forte, celle de Giddi Dar, le réalisateur, et
de Shuli Rand, l’acteur principal. Apres avoir tourné plusieurs fois ensemble Shuli devient ultra-orthodoxe, Giddi décide alors de faire un film ou il pourrait jouer. C’est ainsi que naît
Ushpizin. Ce film a rencontré un succès mérité en Israël (prix du meilleur acteur et nomination pour le meilleur second rôle à l’Académie du cinéma israélien) avec pourtant une contrainte
difficile, celle de ne pas être diffusé pendant shabbat. Tout en émotion et en pudeur, Ushpizin est certainement le film qui approche au plus près la vérité de la communauté ultra-orthodoxe.
Après avoir eu quelques difficultés pour trouver un distributeur, le film sort finalement en France en octobre 2006. Aujourd’hui le film sort enfin en DVD pour le plus grand plaisir de tous ceux
qui y ont vu un message de tolérance et une incroyable aventure humaine.
En bref: Ushpizin, film israelien de Giddi Dar avec Shuli Rand, Michal Bat-Sheva
Rand, Shaul Mizrahi et Ilan Ganani. Sortie DVD le 15 décembre 2007, durée 1h30.
L’histoire :
Minuit, Le cabaret des hommes perdus est désespérément désert, comme souvent d’ailleurs. Le barman se résout enfin à fermer les portes, faute de clients, mais subitement, un jeune garçon fait
irruption et s’écroule sur le parquet. Il bredouille d’une voix vacillante et essoufflée qu’il cherche un refuge pour échapper à une bande de « casseurs de pédé » l’ayant pris pour cible. Jeune
provincial, tout fraîchement débarqué en ville, Dick va rencontrer son destin, ce soir-là, au cabaret des hommes perdus. Un destin qui ne se refuse pas, avec argent, amour et
célébrité.
La critique : Surprenant de prime abord, ce cabaret des hommes perdus touche par la justesse de son interprétation. Dick se retrouve face à son Destin et doit faire un choix de vie,
le choix de vie que l’on prêtait bien souvent aux homosexuels : vivre dans l’outrance et la dépravation d’une vie underground ou le standard d’une vie rangée et « propre », mais
cachée. Les tableaux s’enchaînent et nous transportent dans un monde plutôt malsain et dur. L’interaction avec le public est de mise grâce à l’interprétation haute en couleur de Denis
D’Arcangelo, sorte de MC, mais qui s’avère être finalement bien plus que cela. On retrouve différentes influences musicales : du Starmania de Michel Berger au Cabaret de John Kander en
passant par de la chansonnette lubrique à la Brassens ou du show de claquettes à l’américaine. Le sujet étant plutôt « sexué » et légèrement « trash », cette comédie musicale
n’est pas à mettre entre toutes les mains… Ceci étant dit, régalez-vous avec la sortie DVD de ce spectacle aux deux Molières (Molière 2007 du meilleur spectacle musical et du meilleur
auteur)!
En bref : Le Cabaret de Hommes Perdus, de Christian Siméon et Patrick Laviosa, mise en scène de Jean-Luc Revol, avec Denis D'Arcangelo, Alexandre Bonstein, Jérôme Pradon et
Sinan Bertrand, double DVD, 25€
Né de l’idée de Yves Jeuland, ce documentaire
retrace plus de cent ans de l’histoire d’ombres et de lumière entre les juifs de France et la République. De l’affaire Dreyfus au regain de l’antisémitisme des années 2000 en passant par la Shoah
et les répercussions du conflit israélo-palestinien, « Comme un juif en France » balaie à travers des images d’archives et des témoignages poignants notre histoire dans le pays des
droits de l’homme. On retrouvera d’ailleurs avec plaisir les témoignages de deux anciens dirigeants de l’UEJF, Théo Klein et Paul Bernard qui apportent l’éclairage des étudiants de l’époque face
aux différents évènements abordés.
Vous l’avez peut-être raté lors de sa diffusion sur France 3, aussi, vous pouvez le retrouver dès à présent en double DVD agrémenté de bonus aussi originaux
qu’un florilège des fameuses histoires juives, l’histoire de la création de la chanson Douce France en yiddish interprétée par Dave ou encore des extraits de films yiddish d’après-guerre. Un très
beau cadeau de Hanouka à mettre au pied de toutes les hanoukiots !
En bref : Comme un juif en France, documentaire de Yves Jeuland, coffret 2 DVD, 25€.
L’histoire : Au début du vingtième siècle, une famille de paysans siciliens ancrée dans ses traditions décide de s’embarquer pour
le Nouveau Monde, l’Amérique. A bord du navire, ils font la connaissance d’une anglaise mystérieuse symbole du monde moderne auquel ils aspirent. Mais l’entrée dans ce monde n’est pas donnée à
tout le monde et franchir la « Golden Door » à Ellis Island ne se fera pas sans heurt…
Notre avis : C’est une histoire qui, de sa singularité, tend à l’universel. Celle de la
migration vers un avenir meilleur. Celle de peuples, d’individus qui, pour assurer une vie plus douce à leurs enfants sont prêts à tout quitter. Le film de Emanuele Crialese nous dépeint à
merveille le déchirement de cette famille qui devra surmonter de nombreuses épreuves et tests en tout genre pour démontrer son aptitude à entrer dans le Nouveau Monde. La description d’Ellis
Island fait froid dans le dos : on en ressort un peu avec l’impression d’une volonté de la part des américains de créer une race supérieure… Le chemin est long et rude pour pouvoir se
baigner dans la mer de lait biblique représentée dans le film dans de belles scènes oniriques.
En bref : « Golden Door », film dramatique de Emanuele Crialese, avec Charlotte
Gainsbourg et Vincenzo Amato.