Edito

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Samedi 5 janvier 2008

 

Chère Edzia, chers enfants...

1939-1944, Correspondance de la famille Rotgold

 

 FRONTE-VOL.jpg

Théâtre Berthelot

du 11 au 13 janvier 2008

vendredi et samedi à 20h30, dimanche à 16h

 

Un spectacle à voir absolument pour que ces paroles soient encore et toujours entendues. (Actualités juives)

Un spectacle poignant, un regard sur l’histoire. Cette pièce témoigne avec émotion des douleurs de la déportation ( La République du Centre)

 

Chère Edzia, chers enfants… est le fruit de l’adaptation d’une correspondance éditée par le CERCIL en 2002 entre Mordka Rotgold, interné au camp de Beaune-la-Rolande, sa femme Edzia et ses enfants. Une correspondance exceptionnelle car, peu avant d’être déporté à Auschwitz le 28 juin 1942 par le convoi n° 5, ce père de famille a renvoyé une partie des lettres qu’il avait reçues de ses cinq enfants.

 

 

Adaptation et mise en scène : Pierre Katuszewski

Avec : Pierre Katuszewski, Emilie Leconte, Massimo Prearo, Juliette Subira

D’après des textes réunis et présentés par Serge Rodgold, Editions CERCIL 2002

 

RESERVATIONS 01 41 72 10 35

ACCES 6, rue Marcellin Berthelot - 93100 Montreuil Métro : Croix-de-Chavaux (ligne 9) – sortie Kléber Bus : 102, 122, 127

Voiture : périphérique sortie Porte de Montreuil, direction centre ville jusqu’à la place Jacques-Duclos (Croix-de-Chavaux)

TARIFS 12 € Tarif plein / 8 € Tarif réduit / Gratuité pour les chômeurs montreuillois en fin de droits et allocataires du RMI

 

par UEJF Art & Culture publié dans : Théâtre
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Mercredi 5 décembre 2007
groucho.gifC’est au Théâtre de l’Atelier que sont lues, en ce moment, les correspondances du plus célèbre des Marx Brothers, Groucho Marx.

Un petit rappel historique est peut-être nécessaire : Les 5 frères Marx (Chico, Harpo, Groucho, Grummo et Zeppo) sont nés entre 1887 et 1901 à New York. Leur père, originaire de Strasbourg, les fait former à la comédie et à la musique et ils sillonnent le pays dès 1909. C’est en 1926 que nait réellement le collectif des Marx Brothers pour leur première comédie musicale, The Coconuts, qui sera un succès triomphal.

Ils devinrent des stars de cinéma, concurrençant Chaplin dans le cinéma comique des années 30. Apres leur dissolution en 1949, chacun pris une route différente. Groucho devint animateur de télévision et écrivit ses mémoires (Groucho and Me, 1959, et Memoirs of a Mangy Lover, 1964).

C’est ici de la vie et l’œuvre de Groucho dont il est question. Jean-Pierre Marielle tient le rôle du moustachu au cigare. Accompagné de son acolyte, Pierre Vernier, celui-ci jouant les destinataires et expéditeurs des lettres, ils égrènent les correspondances de Groucho Marx chronologiquement jusqu'à le suivre dans un âge très avancé, s’ennuyant dans sa ville de Beverly Hills. Ces correspondances sont souvent drôles. Groucho dépeint avec un cynisme certain le milieu dans lequel il vit, se plaint de son travail parfois si répétitif et enfin, énumère ses différentes conquêtes, si nombreuses et de plus en plus jeunes à mesure qu’il vieillit.

On regrettera le fait que le metteur en scène, Patrice Leconte,  en sélectionnant les lettres ait mis en valeur surtout une seule correspondance  avec un ami proche de Groucho.  On s’attendait à une correspondance plus diversifiée. Le fait aussi de faire une pièce, de cette manière, autour de la correspondance d’un acteur comique est aussi confusant. En effet, le spectateur pouvait s’attendre a beaucoup rire, mais les lettres de Groucho ont pour but principal d’échanger des nouvelles. De plus, les mots sur lesquels Marielle et son partenaire buttent, prennent parfois en défaut certaine chutes.

La mise en scène est minimaliste, un canapé et quatre chaises. Jean-Pierre Marielle, d’un grand charisme, et Pierre Vernier se déplacent lentement entre les éléments du décor mais on ne voit pas vraiment où le metteur en scène veut en venir. Enfin, Le Groucho Trio (Clarinette-saxophone, Batterie, Contrebasse), en costume d’époque, ponctue brillamment les changements de destinataires par des interludes musicaux sous forme de standards de jazz repris a la sauce bossa nova, big band et be bop.

Jean-Pierre Marielle et Pierre Vernier livrent ici une prestation de grande qualité mais l’homogénéité des lettres et la mise en scène parfois ennuyante rendent l’intérêt de la pièce malheureusement assez limité.

En bref : Correspondances de Groucho Marx, mise en scène de Patrice Leconte, avec Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier et le Groucho Trio, au théâtre de l’Atelier, 1 place Charles Dullin, 75018 Paris, de 12 à 45 euros, jusqu’au 5 janvier 2008.
par Elie Petit publié dans : Théâtre
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Samedi 17 novembre 2007

L’histoire : Jonathan Wachsman, peintre américain riche et célèbre, décide à l’occasion d’une exposition à Londres, de retrouver la muse qui lui a plus ou moins donné envie de débuter sa carrière. Sur les terres de son grand amour, la réalité fait face. Le héros est exaspéré par le mari ronchon qui n’a absolument pas les mêmes perceptions de la vie que lui. Les blessures du passé refont surface. Viennent alors les reproches, regrets et autres sensations d’inachevé vécues par nos héros.

 

La critique : Avec un voyage dans l’espace et dans le temps, Donald Margulies nous offre une merveilleuse occasion de nous pencher sur les rapports humains, divers et variés. Tout est abordé ou presque : le couple, l’argent, la relation entretenue avec le succès, les remords ou encore les regrets. Rien n’échappe à cet homme talentueux de 53 ans.

Lors d’une exposition, Jonathan accorde une interview à une journaliste qui réussit, en l’importunant, à faire ressortir de nombreuses blessures enfouies dans le cœur de l’artiste. L’identité juive entre alors en jeu. On réalise que la Shoah est présente dans l’œuvre de ce nouveau maître de l’art contemporain. De nombreux tableaux dévoilent l’âme blessée du peintre ayant perdu de nombreux parents dans l’Holocauste. Cette souffrance est également révélée par une certaine paranoïa qui émerge dès que l’on aborde le thème de l’identité juive.

Autre sujet exposé, la peur de l’assimilation qui apparaît aux yeux de notre futur peintre comme un outrage à sa famille, à son identité, et à sa religion. 

Côté jeu, les acteurs incarnent avec délicatesse et justesse les contradictions humaines qui construisent leurs personnages.

Jean-Pierre Lorit, en peintre tourmenté, réussit à nous plonger dans les errements du héros. Jean-Pierre Malo, en mari ronchon, arrive à exposer justement les peines et les incompréhensions  de son personnage. Elodie Navarre, la journaliste allemande incarne le « monde extérieur » et met en scène les incompréhensions qui peuvent exister à l’égard d’un certain « ressenti juif » qui peut être comparé à de la paranoïa. Enfin, Barbara Shultz, faisant preuve d’une légèreté et d’une rigueur profonde donne de la vie à la mise en scène signée Michel Fagadau. Cette dernière, dans des décors clairs et épurés, illumine l’histoire et les personnages. Allez-y « en toute confiance ».

 

En bref : En toute confiance de Donald Margulies

Adaptation et mise en scène de Michel Fagadeau

Comédie des Champs-Élysées. Du mardi au samedi 21h, samedi et dimanche à 16h30

Tarifs jeunes -26ans : 10€ du mardi au jeudi selon disponibilités.

par Léa Berdugo publié dans : Théâtre
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Lundi 22 octobre 2007

 

 

 

 

 

 

 

L’évènement spectacle de la rentrée, c’est bien sûr, l’arrivée à Paris de la célèbre comédie musicale de Broadway, le Roi lion, adaptée du dessin animé de Disney. L’UEJF Art & Culture s’est rendue pour vous au théâtre Mogador pour vérifier que la représentation est à la hauteur de sa réputation. 

Déjà applaudie par plus de 40 millions de spectateurs dans le monde, les dix premières années de règne de la comédie musicale sont un succès déjà exporté dans six pays. En France, nous avons l’exclusivité d’une version traduite, ce qui laisse augurer d’une longue présence de Sa Majesté. 

Tout le monde connaît l’histoire du roi de la Savane, le lion Mufasa, de son frère qui le jalouse, Scar, de Simba, fils de Mufasa et roi légitime, et leurs destins… C’est l’histoire de la vie… Mais qui sait comment faire vivre sur scène ces dessins ? Julie Taymor, à qui l’on doit la mise en scène, nous propose une version majestueuse, vivante et vibrante, à travers des personnages qui savent se distinguer de leurs parents du cinéma, tout en restant imprégné de leurs héritages. Chaque artiste sur scène fait vivre une âme qui nous séduit à sa manière. Dans la salle prestigieuse du théâtre Mogador, spécialement rénovée pour l’arrivée du Roi, vous serez autant charmés par les percussionnistes, au premier balcon, que par les décors, chants, et danses… Très vite, vous serez transporté dans un monde hors du temps, en vous laissant envoûter par ces musiques à la fois connues et revisitées. Si vous aimez les musiques rythmées, vous adorerez du début à la fin, si vous êtes plutôt mélodie calme, vous apprécierez certaines chansons interprétées avec talent.

Tout change d’une représentation classique : les chorégraphies, les voix, l’humour dans les dialogues. Pourtant, vous ne vous sentirez jamais perdus. 

Notre coup de cœur du mois, c’est donc sans aucun doute ce spectacle grandiose, ce show à l’américaine qui vous touche et vous prend par la main pour vous emmener très loin… au cœur de la savane… et de votre enfance… 

Alors, Hakouna Matata !

 

En bref: Le Roi Lion au théâtre Mogador, 25 rue de Mogador, Paris 9ème, du mardi au dimanche à 20h, matinées à 15h les samedis et dimanches, de 25 à 100€.

www.leroilion.fr

Cliquez ici pour acheter la BO de la comédie musicale Le Roi Lion sur Amazon.fr 

par Céline Touboul publié dans : Théâtre
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Dimanche 21 octobre 2007

L'histoire : Madame Rosa, ancienne prostituée, juive revenue des camps, veille sur les enfants de « ses collègues » en attendant que leurs mères puissent s'en sortir.  Mohamed, jeune musulman, est chez elle depuis plus de 10 ans, attendant que son père revienne. Un lien fort s'est donc tissé entre eux, plein de tendresse, de complicité, et de générosité mutuelle. Ils partagent sur scène leurs pensées et leurs peurs face à leur difficile existence...

 

La critique : C'est avant tout l'histoire d'un amour filial qui n'en est pas vraiment un, une histoire qui traverse tous les thèmes : la peur de la vieillesse, les angoisses du futur, la quête d'identité, la vie des prostituées, les traumatismes des rescapés de la Seconde Guerre Mondiale, la religion, l'acceptation de l'Autre...

On ne comprend pas tout de suite où les acteurs, qui nous touchent et nous font rire dès le début, veulent nous emmener, mais au fur et à mesure, on se laisse prendre par leurs réflexions et on ne pense plus à la pièce, on la vit. La fluidité de la mise en scène nous facilite l'immersion totale dans cette histoire de tolérance, clé de la vie.

Aymen Saïdi joue avec talent le rôle d'un jeune adolescent qui se cherche, et qui doit se battre contre des antécédents qu'il ne connaît pas vraiment. L'adaptation du célèbre roman de Romain Gary rend touchantes ses maladresses d'expression, au bénéfice des rires du public...

Myriam Boyer joue avec justesse une vieille qui se laisse dépasser par les angoisses de son passé et la peur du lendemain... Ensemble, ils forment un couple complice qu'aucun élément extérieur ne peut séparer, même pas leur médecin, qui leur rend visite régulièrement.

Oui, on rit beaucoup ; oui, on se perd dans leurs pensées et les notres ; oui, on est porté et emporté très loin ; pour, finalement, sortir... bouleversé.

Un voyage magique au pays de l'humour et de la réflexion qui vous emmènera... en terre d'émotion !

 

En bref : La vie devant soi, d'après le roman de Romain Gary, prix Goncourt 1975

Adaptation : Xavier Jaillard

Mise en scène : Didier Long

Théâtre Marigny

du mardi au samedi à 21h00, samedi 16H00, dimanche 16H30

de 34 à 47 €

par Céline Touboul & David Neuman publié dans : Théâtre
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Vendredi 11 mai 2007

Venez nombreux applaudir pour une dernière exceptionnelle la troupe du « Cabaret des Mémoires » le mercredi 16 mai 2007 à 21 heures, découvrez un florilège de saynètes sur la mémoire et le judaïsme sur fond de cabaret des années 30, le tout interprété par les acteurs du cours de théâtre de l'UEJF.

 

En bref :

Le Cabaret des Mémoires

Mise en scène : Nicolas Boualami-Gaubiac

Avec : Mickael Amar, Sabrina Bloch, Adrien Cohen, Julia Hagiage, Johanna Melki, Sophie Moutot, Clara Sitbon, Léa Smila, Noémie Toledano

Le Mercredi 16 mai à 21h.

Au Centre MEDEM, 52 rue René Boulanger, Paris 10ème. Métro : République.

Paf : 8€.

par David Neuman publié dans : Théâtre
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