Edito

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Lundi 21 janvier 2008

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Le label Constellation fête ses 10 ans!! Créé en 1997 par deux amis, que leur passion de la musique et de la liberté rassemblaient, ce label hors du commun a égrené la décennie passée de perles musicales aussi peu connues qu’exceptionnelles. Restant fidèles à leur éthique de l’underground et de l’artisanat musical, ils ont su faire de Constellation un label unique respecté dans le monde entier.

Les artistes signés sur Constellation viennent en général du Québec et de l’Ontario. Tous gravitant autour du post-rock, ils ont su tant s’en affranchir que s’en inspirer pour explorer d’autres styles de musiques, comme le punk, le jazz ou le klezmer.

Le label Constellation se démarque des autres labels en proposant à ses artistes des conditions de travail incroyables dans un studio-lieu de vie étrange, l’Hotel2Tango et une approche fondamentalement artistique de leur travail, contrairement a la logique commerciale prévalant souvent ailleurs. Pour preuve, l’attention portée aux pochettes des albums, véritables objets de collection, dessinées par les musiciens eux-mêmes montre l’engagement du label à pousser ses protégés dans un véritable monde artistique sans se soucier de promotion a l’excès, refusant même de jouer dans des salles de concerts tenues par les majors.

L’UEJF Art et Culture a donc décidé, ce mois-ci, et régulièrement, de vous présenter un des albums du label Constellation :

Ce mois-ci, c’est Ver Tantzt, second album du Black Ox Orkestar qui est à l’honneur :

Klezmer sans paillètes, dans sa forme la plus radicale, comme celui que promeut le saxophoniste new-yorkais John Zorn avec son label Tzadik, le Black Ox Orkestar surprend tout en restant fidele aux principes fondateur du klezmer. Le but est pour eux de capturer l’intensité émotionnelle de la musique juive d’avant-guerre et de la reproduire dans un environnement contemporain. La plupart des morceaux sont des traditionnels, parfois méconnus mais dont les arrangements sont remarquables. On remarque ici l’influence de la culture post-rock des musiciens qui appliquent à ces morceaux la même démarche artistique
Une expérience musicale, juive (termes qu’utilise Efrim Menuck, un des leaders du groupe), absolument fascinante de profondeur.

Avec Constellation, apprenez à ouvrir vos oreilles !! ;-)

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par Elie Petit publié dans : Musique
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Mercredi 9 janvier 2008

delerm.jpgVincent Delerm nous revient avec un album de duos enregistrés lors de sa résidence de trois semaines à la Cigale en fin 2006.

Il réussit parfaitement le passage de témoin entre les jeunes chanteurs les plus vendeurs (Cali, Benabar), ceux encore assez confidentiels (Cherhal, Monnet)  et les moins jeunes (Moustaki, Souchon, Renaud, Yves Simon, Alain Chamfort). Tous ces invités représentent les influences de la musique de Delerm, qui se trouvent aussi à l’étranger comme le montrent ses collaborations avec le suédois Peter Van Poehl et l’irlandais Neil Hannon de The Divine Comedy.

Delerm accompagne ses amis au piano, dans des arrangements magnifiques bien que peu fournis. Introduisant les chansons par des dialogues très drôles avec ses invités d’un soir, le pince-sans-rirede la chanson française nous transporte avec lui, à la Cigale.

Peu d'albums de duos atteignent un tel niveau. Dans celui-ci, outre la qualité du choix des chansons,  le véritable plaisir provient de l’ambiance live qui laisse une part aux ratés de toutes sortes ainsi qu’aux éclairs de génie.

La majorité des chansons de cet album ne sont pas des tubes de la chanson française mais de très belles chansons à texte. Leurs auteurs, parfois oubliés, voient leur œuvre connaître une nouvelle jeunesse sous les doigts du pianiste à la voix frêle, comme la chanson C’était bien de Bourvil que Delerm fait renaître avec Helena Noguerra.

On écoutera surtout : Favourite Song de Neil Hannon, Les gens qui doutent, très émouvantes avec Jeanne Cherhal et Franck Monnet et surtout Poulet N 728120 de Katerine qui est un chef d’œuvre drolatique de chanson surréaliste.

Un superbe album, donc. A écouter sans modération.

En bref : Favourite Songs de Vincent Delerm, Warner, 15 euros.

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par Elie Petit publié dans : Musique
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Samedi 17 novembre 2007

La sélection UEJF Art et Culture du mois dans la catégorie Musique est l’album de la chanteuse israélienne Yael Naim. Un album magnifique, entre pop et folk, mi guitare-mi piano, entre trois langues, qui nous offre un voyage dans l’univers superbe de cette chanteuse douée.

Née en 1978 à Paris, elle passe toute son enfance à Ramat Hasharon, près de Tel Aviv et étudie le piano pendant près de dix ans au conservatoire. En 2000, elle est repérée lors d’un concert caritatif par Elie Chouraqui et engagée pour jouer le rôle de Myriam dans la comédie musicale les 10 commandements et celui de Calicia dans sa seconde tentative, Gladiateur. Passé l’échec de son premier album (In a man’s womb, EMI, 2001), elle nous revient cette année avec une série de chansons toutes plus belles et touchantes les unes que les autres.

Signée chez le label au grand flair Tôt ou Tard (Vincent Delerm, Peter Van Poehl, Thomas Fersen, Bumcello…), elle a collaboré avec le multi-instrumentiste David Donatien (collaborateur notamment de Bernard Lavillier) dont les arrangements font mouche à chaque fois. Toutes les chansons ont reçu une finition exemplaire qui fait de chacune une perle remarquable. Elle est accompagnée en studio par Gary Lucas (co-auteur de Mojo Pin et Grace de Jeff Buckley), Xavier Tribolet (batterie et piano) et Laurent David (bassiste et guitare).

A écouter surtout Levater, chanson très mélancolique et entraînante en même temps par son arrangement superbe. Lonely est un vrai bijou, tout comme Paris et Pachad qui débutent et finissent l’album. A ne pas manquer aussi, la reprise du tube de Britney Spears, très gonflée et le hit New Soul, qui passe déjà sur nos radios.

Laissez-vous conquérir par cette voix douce et envoutante et vous verrez votre coté fleur bleue ressortir sans crier gare. Dubitatif, au départ, aujourd’hui il n’y a plus de doute, Yael Naim est le coup de cœur musical du mois.

 

En bref : Yael Naim, album éponyme, label Tôt ou Tard, 16€.

En concert à la Boule Noire du 23 novembre au 15 décembre.

 

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par Elie Petit publié dans : Musique
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Jeudi 18 octobre 2007

Pour inaugurer ma première chronique, je voudrais vous parler d’un disque sorti il y a peu, acheté aussitôt. Ce disque, c’est la compilation du label JUMU intitule NU JUWISH MUSIC Vol.1. Il regroupe des morceaux de toutes les têtes de proue de ce qu’on appelle les « nouvelles musiques juives ». Ce mouvement a pris son essor avec la popularité croissante du clarinettiste David Krakauer, qui avec son groupe Klezmer Madness a su mélanger le klezmer avec le jazz et le rock. Un autre grand événement de ces dernières années a été l’avènement de Matisyahu, l’inventeur du hassidic reggae, acclamé  par tout la critique du milieu. 

Le Label JUMU a été crée  par Bruno Nahon, un producteur de films, séfarade curieux de culture ashkénaze et Claude Szimmer, d’ascendance juive polonaise, tourneur de groupes latinos. Ces deux hommes ont su dénicher les talents de la scène juive et les faire éclore pour former ce que désormais tous les critiques musicaux  qualifient de courant à part entière. Ce courant n’est pas défini par un style de  musique précis mais par la culture (ou plutôt les cultures) d’où les artistes tirent  leur inspiration. On retrouve dans cette compilation des vieux thèmes klezmer, du rebetiko, du ladino, de la musique orientale… et tout ceci  mélangé à une sauce électro, dub, ska, trip hop… C’est un compromis superbe entre les racines des musiques juives et la modernité, allant jusqu'à l’avant-garde du mouvement électro pour certains artistes comme notamment DJ Socalled. Dj Socalled, parlons de lui ! Très actif en France, ce Dj accordéoniste canadien est le fer de lance du mouvement. Il a travaille notamment avec David Krakauer et a épaulé de nombreux artistes présents  sur ce disque. On retrouve aussi sur ce disque le presque vétéran Franck London (des Klezmatics), Yael Naim, une étoile montante a la voix envoutante, Sophie Solomon, fondatrice du groupe Oi Va Voi et violoniste émérite  et tant d’autres artistes fort talentueux. On a vraiment plaisir à entendre des artistes d’une telle originalité et qui font naitre la musique juive du XXIème siècle, en transcendant les frontières, tout en respectant son histoire.

Une seule chronique, c’est bien trop peu pour décrire mon enthousiasme vis-à-vis de ce disque. Je n’ai qu’un conseil à vous donner, achetez-le, pour le bien de vos oreilles.

En bref :
NU JUWISH MUSIC Vol.1, Labek JUMU, 18€, chez tous les bons disquaires.

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par Elie Petit publié dans : Musique
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Mardi 13 février 2007

UEJF Art & Culture : Bonjour Yaël.

Yaël Naïm : Bonjour.

 

AC : Pourriez-vous nous présenter les musiciens qui sont à vos côtés ?

YN : Voici David Donatien qui joue des percussions, qui a produit et réalisé l'album avec moi et Laurent David qui joue de la basse et de la guitare. Ils seront sur scène avec moi au Studio de L'Ermitage le 15 Janvier.

 

AC : Pourriez-vous nous résumer votre parcours musical ?

YN : J'ai commencé le piano classique à l'âge de dix ans. A l'adolescence, j'ai découvert le jazz et le rock puis la musique électronique. A 21 ans, je suis venue à Paris et j'ai décroché mon premier contrat. Après deux comédies musicales (ndlr : dont Myriam dans « Les dix commandements »), j'entame une carrière solo.

 

AC : Quelles sont vos influences musicales ? YN : Je suis auteur, compositeur et interprète. Mes influences évoluent donc dans le temps. J'ai une formation classique mais j'aime aussi Nick Drake, Björk, Joni Mitchell ou encore Fiona Apple.

 

AC : Parlez-nous un peu de votre nouvel album et surtout de son enregistrement.

YN : Cet album a la particularité d'avoir été enregistré dans une atmosphère intimiste. C'est ma rencontre avec David Donatien qui a déterminé l'enregistrement et l'histoire de l'album. Il m'a encouragé à réaliser  les chansons en hébreu, ma langue maternelle et puis très vite on a décidé de réaliser et produire l'album ensemble. On a enregistré pendant 1 an et demi dans le studio de musique qu'on a aménagé chez moi. Plusieurs musiciens ont contribué aussi à l'album comme Laurent David, Xavier Tribolai, Yoed Nir ou encore Gary Lucas qui a travaillé aussi avec Jeff Buckley…

 

AC : Votre album parle beaucoup d'amour, est-ce un thème qui vous tient à cœur ?

YN : Toutes les chansons de l'album ont été écrites en une période très courte. Cette période suit une rupture, on le ressent dans les textes. J'avais besoin d'exprimer mes sentiments.

 

AC : Vous habitez maintenant à Paris, après avoir grandi en Israël. Comment définiriez-vous votre lien avec le Judaïsme ?

YN :  Je ne suis pas pratiquante mais je suis très sensible à la spiritualité. J'aime les traditions, le fait de me réunir avec ma famille pour les fêtes ou pour un repas de shabbat…

 

AC : Quels sont vos projets musicaux pour l'année 2007 ?

YN : Normalement, nous serons le 28 février à Lille, le 20 Mars à Londres et peut-être à New York en avril. Le 15 janvier, nous donnons un concert au Studio de L'Ermitage. Il y aura David, Laurent et aussi Yoed Nir, un violoncelliste qui vit à Tel Aviv.

 

AC : On vous souhaite un très bon concert et une très belle année 2007 !

 

Pour écouter les titres de Yaël Naïm : www.myspace.com/yaelnaim

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Musique
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Mardi 13 février 2007

UEJF Art & Culture : Bonjour, pourriez-vous vous présenter et présenter les autres membres du groupe ?

Nik Ammar : Bonjour, je suis Nik Ammar, le guitariste du groupe. Je chante aussi. Le groupe OI VA VOI se compose de Nik Ammar à la guitare et au chant, de Josh Breslaw à la batterie et aux percussions, de Leo Bryant à la  basse, de Steve Levi à la clarinette et au chant. Il y a aussi Haylie Ecker au violon et Alice McLaughlin au chant. Lemez Lovas, notre trompettiste est malade ce soir, Dave Orchant le remplace. (NDLR: Sophie Solomon, l'ancienne violoniste du groupe, a entamé une carrière solo).

 

AC : Question rituelle: Avez-vous fait bon voyage ?

NA : Oui, excellent. Nous sommes arrivés par l'Eurostar, il y a à peine une demi-heure.

 

AC : J'ai entendu dire que certains membres du groupe venaient d'Oxford et d'autres de Londres. Où vous- êtes vous rencontrés ?

NA : J'ai rencontré Lemez et Leo à Oxford, nous étions à la fac ensemble. Le groupe s'est formé pendant que je découvrais la Musique Latine en Amérique du Sud. Lorsque je suis revenu de voyage, j'ai téléphoné à Leo pour lui demander si on pouvait reformer un groupe (NDLR A l'université, Leo et Nik faisaient partie d'un groupe qui s'appelaient les "The Cheese Greatest"). Il m'a répondu qu'il faisait déjà partie d'un groupe. Je lui ai demandé s'il n'avait pas besoin d'un guitariste. Il a répondu "Non" et puis finalement je suis quand même dans le groupe, même si je l'ai rejoint un an plus tard (sourire).

 

AC : A quel moment et où le groupe s'est officiellement formé ?

NA : En 2000, je crois. A Oxford.

 

AC : Avez-vous immédiatement choisi OI VA VOI comme nom de scène ?

NA : Comme j'ai rejoint le groupe un an plus tard, je n'ai pas tellement eu le choix pour le nom du groupe. Je crois qu'au début le nom est parti d'une plaisanterie et puis finalement c'est resté. On avait juste un peu peur qu'avec un nom pareil, les gens se moquent du groupe.

 

AC : Faut dire qu'en général, "Oi Va Voi" se dit plutôt dans des situations difficiles, non ?

NA : Exactement . Par exemple, lorsque je joue de la guitare, on peut facilement dire "OI VA VOI" (rires). C'est la même chose qu' "Aye aye aye" ou "zut alors" (en français).

 

AC : Avez-vous vécu dans un univers musical ?

NA : Ma mère jouait du piano, elle m'a appris les bases. Je l'entendais jouer alors que j'étais encore dans son ventre. Je n'ai jamais vraiment pris de cours de guitare, je suis un autodidacte. J'ai commencé la guitare à 16 ans. Mon père jouait beaucoup de guitare, ça m'a aidé.

 

AC : Quels groupes vous ont impressionné ?

NA : Je parle seulement pour moi car nous avons tous un univers différent. J'ai eu ma période Red Hot Chili Peppers. J'étais vraiment un grand fan, maintenant un peu moins…

 

AC : Pourquoi vous êtes- vous spécialisé dans la musique klezmer au lieu du rock, du rap ou d'un courant musical un peu plus "moderne" ?

NA : Notre musique s'enrichit des expériences de chacun. Par exemple, Lemez et Sophie qui ont fait des études de Russe sont partis en Russie pour un Erasmus. Ils sont revenus fortement influencés par la musique d'Europe de l'Est et Gypsy. Steve a une famille où la religion a son importance d'où les références liturgiques dans certaines chansons. Nous avons ensuite mélangé le tout à des rythmes plus modernes.

 

AC : Comment définiriez-vous la musique klezmer ? Est-ce que la musique klezmer est un genre connu selon vous dans les pays où vous avez donné un concert ?

NA : (le téléphone sonne) Pardonnez-moi. Pouvez-vous reposer votre question ?(rires)(le téléphone sonne une nouvelle fois)

 

AC : (rires) Pourriez-vous dire à votre maman de rappeler plus tard ?

NA : Bonjour maman (rires) Non ce n'est pas ma mère…Je vais l'éteindre. Pour moi, la musique klezmer, c'est essentiellement celle des années 1920. C'est simplement de la musique folk à thème juif. En Europe la musique klezmer est très connue, il me semble. En Israël, en revanche, ce qui est étonnant, c'est qu'elle l'est beaucoup moins. On a beaucoup joué là-bas.

 

AC : Qui écrit la musique ? Et les textes ?

NA : Généralement, les textes sont écrits par Lemez, Steve ou moi. Ensuite chacun complète. En fait, chacun a vraiment son mot à dire. C'est un véritable travail d'équipe !

 

AC : Vous avez déjà joué à Paris ?

NA : Oui, à trois reprises. On a joué à " La Guinguette Pirate " (en français), un autre concert en 2004 et puis au Nouveau Casino ce soir. Paris est une très belle ville mais c'est difficile d'y conduire quand on vient d'Angleterre (rires).

 

AC : Lors des répétitions, est-ce que vous répétez toutes les chansons dans un ordre précis ?

NA : En général, oui mais des fois on décide au dernier moment de jouer telle ou telle chanson.

 

AC : Je vous remercie pour ce moment agréable en votre compagnie et je rappelle à tous vos fans que votre nouvel album sort en Mars 2007. Comme on dit en français "Merde pour le concert et bonne chance !!!".

 

L'interview a été traduite de l'anglais au français.

 

Pour les anglophiles, Steve Lévi nous révèle l'origine du nom du groupe :

Our trumpet player Lemez said to his Grandma:

"-Grandma, I'm in a band".

She went : "- Oi Va Voi !! Can't you be a doctor or an accountant? Oi Va Voi !!!"

And so we said: "Can't we be OI VA VOI?".

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Musique
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Lundi 29 janvier 2007

The Idan Raichel Project, un collectif de musiciens rassemblés autour d'une langue commune l'hébreu, trouve sa source d'inspiration dans les différentes populations d'Israël (Ethiopienne, Arabe ou encore Yéménite). Idan Raichel, compositeur de 29 ans et producteur du projet, est issu d’une famille originaire d’Europe de L’Est. Au cours de son service militaire, il rejoint un des groupes de rock de l’armée, chargé de sillonner les bases de Tsahal, pour distraire les soldats sur le front. Il travaille ensuite dans un internat pour immigrés et jeunes en difficulté. Cette expérience est une véritable révélation musicale : Idan découvre la musique éthiopienne notamment Mahmoud Ahmed et Aster Aweke. Dès lors, les projets musicaux d’Idan brilleront du soleil de l’Afrique.

The Idan Raichel Project est une compilation des chansons les plus connues interprétées depuis 2002 par Idan Raichel et ses musiciens. Pour promouvoir l’album, une tournée en Europe et aux Etats-Unis doit être organisée très prochainement.

 

Notre avis : L'univers musical proposé par Idan Raichel surprend ses auditeurs par la variété des styles proposés, subtil mélange de chants traditionnels, de reggae, de musique orientale ou encore de musique contemporaine. Nous sommes transportés au cœur du désert, agréablement bercés par le rythme des tambours africains et des mélodies exotiques. Les âmes romantiques ne pourront s’empêcher de se demander : « Im Téléh mi ahaké ba halon ? » (Si tu t’en vas, qui attendrai-je à la fenêtre ?). Une véritable surprise musicale aux accents dépaysants.

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Musique
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