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Images aléatoires

Dimanche 17 février 2008
undefinedL’histoire : Une petite fille de 8 ans parcourt l'Europe nazie à la recherche de ses parents.

Elle s'appelle Misha. Elle est juive. Son père et sa mère viennent d'être déportés. Elle ne sait qu'une seule chose : ils sont à l'est. A l'aide d'une simple petite boussole, elle quitte sa Belgique natale et rejoint l'Ukraine à pied, traversant l'Allemagne et la Pologne, dans l'espoir de les retrouver.

Pour survivre, elle vole de la nourriture et des vêtements.

Pour survivre, elle évite les hommes et leur violence.

Pour survivre, elle intègre une meute de loups. Et devient l'une des leurs.

 

La critique : Le film est tiré d’une histoire vraie racontée par Misha Defonseca dans un livre éponyme.

Cette expérience illustre la détermination dont peut faire preuve un enfant séparé de ses parents. Rien ne l’arrête. Tout nous est montré : la douleur de la faim, du froid, la transformation progressive en être sauvage et cette volonté infaillible. Rejetée, pourchassée par les hommes, elle trouve refuge auprès d’une meute de loups.

Pourtant dès les premières minutes, la musique d’Emilie Simon paraît inadaptée. Trop tribal pour illustrer un huis clos, un retrait du monde, trop électronique aussi. Lorsqu’on a écouté l’album Emilie Simon, on ne peut s’empêcher de reconnaître certains morceaux. Entrer dans le film et son contexte est dès lors plus difficile.

La rencontre avec les loups se déroule en douceur, comme s’il s’agissait de chiens. Cela peut s’expliquer par l’inconscience de l’enfant qui ne reconnaît pas les loups. Elle n’en a jamais vu, elle en ignore le danger, l’agressivité.

Les transformations physiques ne sont pas très marquées. C’est pourtant une enfant peu couverte et sans protection utile contre le froid, l’humidité. Son état est sans doute passé sous silence parce que l’enfant elle-même n’y fait pas attention. L’évolution vers un esprit animal, sauvé par sa ténacité, n’est pas assez visible. Cela rend l’intrigue peu vraisemblable, alors même qu’elle s’est réellement déroulée. Il aurait peut-être été plus intéressant de se concentrer sur l’opposition entre la barbarie de l’homme et la tendresse, l’ « humanité » des loups.

Le film offre toutefois de beaux rôles à des acteurs comme Yaël Abecassis toute en retenue, à Guy Bedos tendre et à Michelle Bernier en mère éperdue de douleur.

Il s’agit du cinquième film de la réalisatrice Véra Belmont, après Rouge Baiser notamment.

Il a pour mérite de faire connaître l’expérience et le récit de Misha Defonseca.

 

En bref : Survivre avec les loups, film français de Vera Belmont, d’après le roman de Misha Defonseca, durée 1h58, sortie le 16 janvier.

par Lise Perrin publié dans : Cinéma
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