Edito

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Lundi 29 janvier 2007

L’UEJF Art & Culture vous propose d’assister à la représentation de la pièce « Hannah et Lise » de Jean-Yves Naccache, mise en scène de Jean-Daniel Laval.

Elle aura lieu le Jeudi 8 février à 20h30 
A l’Espace Rachi, 39, rue Broca, 75005 Paris, M° : Censier-Daubenton 
La représentation sera suivie d’un débat avec les comédiens 
Prix exceptionnel : 12 euros au lieu de 30 
Le nombre de place est limité ! 
Réservations : Léa au 06 15 87 84 27, ou leasmila@hotmail.com

L’histoire : L'amour vaut il la peine d'être vécu?
Dans le cabinet de Fred, psychanalyste, vont débarquer sa mère ,son meilleur ami, son patient et son amante. Autour du divan, ces cinq personnages vont débattre de l'amour, de ses exigences, de ses difficultés, de sa beauté.

Notre avis : A travers une succession de jeux de mots, cette pièce aborde le thème de l'amour avec humour et ironie pour mieux nous faire prendre conscience que l'homme sans amour ne peut se réaliser pleinement.
A voir et à revoir!

par Léa Smila publié dans : Sorties
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Lundi 29 janvier 2007

L’UEJF Art & Culture a sélectionné pour vous trois destins juifs d’avant-guerre et pendant la guerre pour vous plonger au cœur de l’histoire à travers les yeux d’hommes et de femmes qui l’ont vécue…

D’un monde qui n’est plus de Israël Joshua Singer (ed. Denoël)

L’histoire : « D’un monde qui n’est plus » nous transporte dans l’univers du shtetl polonais. L’histoire se déroule à Lentshin, une petite bourgade aux frontières troubles, entre la Pologne et la Russie. Le narrateur, un double romancé d’Israël Joshua Singer, décrit la vie quotidienne de l’enfant qu’il était au début du XXème siècle. L’auteur retranscrit, avec beaucoup d’émotion, les souvenirs douloureux de son enfance. Il est le fils du rabbin mais il déteste apprendre au « héder » la torah. La Loi qui régit chacun de ses actes, tant à l’intérieur de la maison qu’à l’extérieur, tisse un mur opaque qui l’emprisonne. Comment peut-il concilier son identité juive et son désir de découvrir ce qu’il y a au-delà du shtetl, sans être rejeté par les siens? Israël Joshua Singer conserve son regard d’enfant pour transmettre au mieux les secrets d’un monde qui n’est plus…

 

Notre avis : Israël Joshua Singer est le frère injustement méconnu d’Isaac Bashevis Singer. Dans ce livre  fascinant, il s’attache à décrire en détail un monde que la Seconde Guerre Mondiale a totalement détruit. Le style est vif, tranchant parfois, mais toujours juste. L’humour se révèle aussi dans des situations cocasses. L’auteur, en écrivant ses mémoires, redonne un souffle de vie à cet univers englouti. Le monde où l’on parlait Yiddish a bel et bien existé. Il faut le redécouvrir absolument.

 

 

 

Le dernier bateau d'Odessa de Erzsébet Fuchs (ed. Mercure de France)

L’histoire : Bözsi fait partie de la haute bourgeoisie de Budapest. Elle mène une vie agréable, choyée par sa famille, lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate. La vie de cette jeune juive hongroise se retrouve bouleversée du jour au lendemain. Son père ne supporte pas d’être victime de l’ostracisme de ses compatriotes, son frère doit partir pour le STO, sa mère semble devenir une étrangère. L’univers quotidien de Bözsi est complètement démantelé. La jeune fille doit apprendre à se débrouiller seule pour devenir une femme. C’est alors, qu’elle rencontre Henri, un jeune médecin français. En exil, avec d’autres soldats, dans l’enfer de la guerre, Henri ne veut plus quitter Bözsi. Mais Henri est catholique et Bozsi ne sait pas si elle a le droit de l’aimer. Comment peuvent-ils vivre leur amour au grand jour ? Il faut sans doute prendre le dernier bateau d’Odessa…

 

Notre avis : Ce livre relate avec beaucoup de talent l’histoire véritable d’ Erzsébet Fuchs qui dépeint son quotidien de l’époque avec une charmante naïveté. La guerre fait rage. Les privations sont nombreuses. Le froid et la maladie affaiblissent le moral des civils. L’extermination des juifs est en marche dans toute l’Europe. Mais, la jeune femme est amoureuse. Lorsque l’on aime, la vie semble apparemment moins difficile…Un véritable bijou à lire au plus vite.

 

 

 

Je t’écris d’ici…  de Mirjam Bolle (ed. Denoël)

L’histoire : « Je t’écris d’ici… » est le journal épistolaire de Mirjam Lévie, une jeune femme Hollandaise. Secrétaire au Conseil juif d’Amsterdam, organe politique très controversé, Mirjam Lévie décrit la déportation des juifs de la communauté hollandaise. Ce récit historique rédigé au cœur de la guerre, entre 1940 et 1944, fait aussi état de la situation personnelle de la jeune femme. Témoin de nombreuses rafles, de manipulations stratégiques ou encore contrainte de quitter Amsterdam pour Bergen-Belsen, Mirjam trouve la force de survivre grâce à l’écriture. Son rêve secret : offrir son journal si précieux à Leo Bolle, son fiancé, émigré en Palestine. Alors que la guerre fait rage, écrire devient pour Mirjam une question de survie…

Notre avis : Ce livre est un témoignage unique présenté sous une forme originale : un ensemble de lettres. Le style de Mirjam Bolle est très digne, en dépit de la difficulté des évènements vécus. Elle ne veut pas inquiéter son fiancé. On ne peut qu’admirer son courage et sa détermination à poursuivre ses objectifs. Ce livre aide aussi à mieux comprendre les débuts de l’Etat d’Israël, premier foyer juif dans le monde.

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Livres
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Lundi 29 janvier 2007

The Idan Raichel Project, un collectif de musiciens rassemblés autour d'une langue commune l'hébreu, trouve sa source d'inspiration dans les différentes populations d'Israël (Ethiopienne, Arabe ou encore Yéménite). Idan Raichel, compositeur de 29 ans et producteur du projet, est issu d’une famille originaire d’Europe de L’Est. Au cours de son service militaire, il rejoint un des groupes de rock de l’armée, chargé de sillonner les bases de Tsahal, pour distraire les soldats sur le front. Il travaille ensuite dans un internat pour immigrés et jeunes en difficulté. Cette expérience est une véritable révélation musicale : Idan découvre la musique éthiopienne notamment Mahmoud Ahmed et Aster Aweke. Dès lors, les projets musicaux d’Idan brilleront du soleil de l’Afrique.

The Idan Raichel Project est une compilation des chansons les plus connues interprétées depuis 2002 par Idan Raichel et ses musiciens. Pour promouvoir l’album, une tournée en Europe et aux Etats-Unis doit être organisée très prochainement.

 

Notre avis : L'univers musical proposé par Idan Raichel surprend ses auditeurs par la variété des styles proposés, subtil mélange de chants traditionnels, de reggae, de musique orientale ou encore de musique contemporaine. Nous sommes transportés au cœur du désert, agréablement bercés par le rythme des tambours africains et des mélodies exotiques. Les âmes romantiques ne pourront s’empêcher de se demander : « Im Téléh mi ahaké ba halon ? » (Si tu t’en vas, qui attendrai-je à la fenêtre ?). Une véritable surprise musicale aux accents dépaysants.

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Musique
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Lundi 29 janvier 2007

L’UEJF Art & Culture vous recommande le film « Zone libre » de Christophe Malavoy, en salles le 17 janvier, adapté de la pièce de Jean-Claude Grumberg, avec Jean-Paul Roussillon, Lionel Abelanski et Olga Grumberg. Un film poignant sur le courage des Justes dans le monde rural.

L’histoire : « Zone libre » raconte l'histoire d'une famille juive (deux femmes, un homme, un enfant et une grand-mère) pendant la Seconde Guerre. Traverser la ligne de démarcation pour s'abriter en zone libre est l'objectif à atteindre.

En cette période troublée, la peur et les doutes sont quotidiens. L'incompréhension des mesures nazies révolte et effraie à la fois. Le film soulève plusieurs questions essentielles. Peut-on survivre à la campagne lorsqu'on est originaire de Paris? Peut-on vivre en huis clos entouré de sa famille? Qu'est-ce qui incite un vieux paysan français à cacher des juifs?

 

Notre avis : Un très beau film qui ne se perd pas dans de longs discours sur la difficulté d'être un survivant de la Shoah. On pleure et l'on rit quasiment en même temps. On ne peut qu'être ému par l'implication de ceux que l'on a nommé ensuite "Les Justes".

 

        

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Cinéma
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