Edito

Bienvenue sur le site de l'UEJF Art & Culture pour découvrir nos coups de coeur, nos critiques, nos réducs et nos sorties !

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Mercredi 4 juillet 2007

Sortie UEJF le jeudi 5 juillet 2007 à 21h00

La Dernière Nuit,

pièce de théatre de Hadrien RACCAH
La Manufacture des Abbesses
7 rue Veron. 75018
 
Tarif Uejf : 10E

Contact Manon : 06 19 67 00 66

Quelques critiques:

Anne Bouvier, par son remarquable travail, direction d’acteurs et scénographie, a su extraire de ce texte toute la puissance. Les comédiens par un jeu de plus précis, le transportent. Hadrien Raccah, avec son visage à la Joe Dassin a une belle fragilité. Vincianne Millereau a su éviter les pièges de son personnage et fait de sa froideur un rempart à la souffrance. Anne Bouvier confirme qu’elle est une grande comédienne, sachant jouer les nuances, la sincérité avec précision. Jean-Pierre Bouvier n’est pas de ceux qui s’économisent. Son interprétation du père est des plus brillantes.
Pariscope (Marie-Céline Nivière)


Hadrien Raccah possède déjà cette qualité qui, avec le temps et un travail assidu, permet l’éclosion des plus beaux ouvrages : il habite son écriture. Ce qu’il écrit, de cette source jaillissante de l’esprit et du cœur, trouve une expression précise et juste parce que c’est un chercheur de vérité. […] Cette écriture prend corps grâce à la mise en scène et à l’interprétation des quatre comédiens.
L’Homme Nouveau (Philippe Durrande)


Une deuxième pièce prometteuse d’un jeune homme de 22 ans qui sait travailler avec finesse et émotion les dialogues et les ambiances.
A voir… en famille.
Actualité Juive (Michèle Lévy-Taieb)


Quel plaisir de revoir Jean-Pierre Bouvier sur les planches. Le plaisir est partagé, il a pris à bras le corps le personnage de Charlo. Il le compose avec gourmandise, ce mangeur de scène croque à belles dents ce personnage cousu main. Généreux avec ses partenaires, il joue les aînés sans paternalisme. Entre Anne et Jean-Pierre il y a une vraie connivence, sans complaisance, mais avec une infinie tendresse. Jean-Pierre Bouvier a été séduit par cette aventure, dans cette nouvelle salle de la Manufacture des Abbesses, qu’il qualifie de Off Boulevard. Il est comme ça, Jean-Pierre Bouvier, toujours là où on ne l’attend pas, prêt à relever tous les défis, avec panache. Décidément Hadrien Raccah est à suivre.
Webthea.com (Marie-Laure Atinault)


Hadrien Raccah confirme une étonnante qualité d’écriture. […] La pièce est servie par une mise en scène parfaite et des comédiens remarquables. […] La pièce est portée par le personnage du père à la dérive, qui est incarné de manière bouleversante par Jean-Pierre Bouvier. Autour de lui, les enfants, deux soeurs à la sororité conflictuelle, Anne Bouvier et Vinciane Millereau, et Hadrien Raccah, dans le rôle du fils qui s'invente une vie nouvelle. Filez donc au plus vite dans la très belle et toute nouvelle salle de la Manufacture des Abbesses, qui a fait le choix artistique, aujourd’hui audacieux, de ne programmer que des créations, pour découvrir ou retrouver la prose inspirée d'Hadrien Raccah.
Froggy’s Delight (M.M)


Coup de coeur de Thierry Cheze.
Ca Balance à Paris (Paris Première)

par UEJF Art & Culture publié dans : Sorties
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Vendredi 11 mai 2007

Venez nombreux applaudir pour une dernière exceptionnelle la troupe du « Cabaret des Mémoires » le mercredi 16 mai 2007 à 21 heures, découvrez un florilège de saynètes sur la mémoire et le judaïsme sur fond de cabaret des années 30, le tout interprété par les acteurs du cours de théâtre de l'UEJF.

 

En bref :

Le Cabaret des Mémoires

Mise en scène : Nicolas Boualami-Gaubiac

Avec : Mickael Amar, Sabrina Bloch, Adrien Cohen, Julia Hagiage, Johanna Melki, Sophie Moutot, Clara Sitbon, Léa Smila, Noémie Toledano

Le Mercredi 16 mai à 21h.

Au Centre MEDEM, 52 rue René Boulanger, Paris 10ème. Métro : République.

Paf : 8€.

par David Neuman publié dans : Théâtre
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Mercredi 18 avril 2007

L’histoire : Que pourraient bien penser les extra-terrestres s’ils pouvaient nous observer ? Nos amis les terriens est précisément un film extra-terrestre sur l’étude de nos cités et de nos comportements. Deux couples « tests » sont tout particulièrement  étudiés…

Notre avis : A la manière d’un documentaire animalier, Werber analyse notre vie, nos habitudes. L’idée est bonne. Du moins elle l’était quand, la première fois, il la développe dans une nouvelle de L’Arbre des possibles. Puis il croit faire preuve de génie en la répétant à l’infini : roman, court-métrage et aujourd’hui long-métrage. Nous savions être dans l’ère des produits dérivés, nous découvrons à notre grande stupéfaction que même la littérature se « dérive ».

Le problème de Nos amis les terriens n’est pas tant qu’on s’ennuie, quoi que ce soit déjà embêtant, mais que Bernard Werber, l’auteur tant doué de l’Empire des anges et des Fourmis, fait preuve d’un ego surdimensionné. Il faut en effet avoir une vision assez élevé de soi-même pour infliger à ses (trop) nombreux fans (il suffit d’aller jeter un coup d’œil sur le forum de son site), une heure et demi de bouillie intellectuelle. A tous ceux qui un jour ont lu et aimé Bernard Werber, qui ont pris l’habitude d’acheter  un livre sur la seule caution de son nom, n’allez pas voir ce film, les dégâts seraient irréparables.

En bref : « Nos amis les terriens », film de science-fiction de Bernard Werber, sortie en salles le 18 avril 2007, 1h25.


par Noémie Tolédano publié dans : Cinéma
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Jeudi 15 mars 2007

L’UEJF Art & Culture vous a réservé un tarif exceptionnel de 20 euros en 1ère catégorie (au lieu de 46 euros) pour la nouvelle comédie musicale de l’équipe de « Chance » : BABEL !

 

En effet, l’équipe de « Chance » que nous vous avions fait découvrir en début d’année remet le couvert pour un nouvel opéra world se déroulant à l’époque de la tour de Babel. Un homme envisage d'offrir la lune à celle qu'il aime. Avec l'aide de quelques amis assoiffés « d'élévation », il entreprend la construction d'une tour qui lui permettra d'atteindre son but. Dieu n'approuve pas cette entreprise et va multiplier les langages pour établir des « barrières de protection » contre le danger que représente l'ambition démesurée des hommes et la démence d'un éventuel meneur.

 

Il n’y a que trois représentations exceptionnelles, aujourd’hui, demain et après-demain (les 15, 16 et 17 mars) à 20h30 au Casino de Paris, alors dépêchez-vous et ne laissez pas passer cette « chance » ;-)

 

Pour profiter du tarif exceptionnel de 20 euros en 1ère catégorie (au lieu de 46), réservez vite vos places au 08 926 98 926 en précisant bien que vous appelez de la part de l’UEJF !

 

Pour plus d’infos sur le spectacle : www.babeloperaworld.com

En bref :

« Babel » de Hervé Devolder

Au Casino de Paris, 16 rue de Clichy, 75009 Paris, M° : Liège ou Trinité

Tarif exceptionnel de 20 euros en 1ère catégorie

Représentations les jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 mars à 20h30.

Réservations au 08 926 98 926 en précisant bien que vous appelez de la part de l’UEJF !
par David Neuman publié dans : Réducs/Invits
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Lundi 5 mars 2007

L’histoire : Lorsque Jean-François Derec évoque son enfance dans la région de Grenoble, celle-ci ressemble à celle de tous les enfants de son âge. Il y a le monde des parents qui fascine et effraie à la fois et le monde des copains, rempli de rires et de déceptions.

Un jour, pourtant, c'est le drame. Son "amoureuse" le traite de "juif". Il faut préciser que le jeune Jean-François n'a qu'une dizaine d'années et que les propos de ladite copine le perturbent énormément. Se faire traiter de "juif" est-ce vraiment insultant? Jean-François n'en sait rien. Il suppose pourtant que ce n'est pas une bonne nouvelle. Mais, Jean-François aurait bien tort de s'inquiéter. Dans sa famille, personne n'est juif, il ne peut donc faire exception à la règle…

Notre avis : Dans ce livre, Jean-François Derec raconte avec beaucoup d'humour la découverte de son identité juive. Ses parents, après la Shoah , ont changé leur nom pour faire plus "breton", brouillant ainsi la transmission d'une histoire commune. Ce livre, à la fois drôle et émouvant, évoque simplement la difficulté se sentir comme les autres tout en étant différent.

Découvrez un extrait en cliquant ici

En bref : Le jour où j’ai appris que j’étais juif, récit de Jean-François Derec, éd. Denoël, 224 pages, 15 euros.

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Livres
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Mardi 20 février 2007

L’UEJF Art & Culture vous a réservé un tarif préférentiel de 10 euros pour deux au lieu de 18 euros par personne pour le spectacle « Nouveau Monde », le one-man show hilarant de David Haddad ! A voir absolument !

 

Le spectacle se joue tous les vendredis et samedis à 20h30 au théâtre de la Clarté à la sortie du métro Billancourt.

 

Pour réserver, envoyez par mail vos nom, prénom, date de la représentation, nombre de spectateurs, n° tel en précisant que vous réservez par l’UEJF ! Vous recevrez alors un mail de confirmation de la production.

 

Vous pouvez d’ores et déjà découvrir des extraits du spectacle ici

En bref :

« Nouveau Monde » de David Haddad

Tous les vendredis et samedis à 20h30

Au théâtre de la Clarté , 74, avenue du Général Leclerc, 92100 Boulogne

Métro 9 : Billancourt

Tarif préférentiel : 10 euros pour deux au lieu de 18 euros par personne en réservant de la part de l’UEJF
par Noémi-Colombe Bromberg & David Neuman publié dans : Réducs/Invits
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Mardi 13 février 2007

L'histoire : En apparence, tout va pour le mieux dans la vie de Zach : la plus belle des fiancées, un appartement dans le quartier huppé de Manhattan, un colocataire millionnaire qui paie le loyer, un travail a priori tranquille. Mais la découverte d’une tache de sang dans ses urines, signe probable d’un cancer, va tout faire basculer : ne serait-ce pas l’heure d’une mise au point ? Des sentiments pour une autre femme, le retour d’un père prodigue, des problèmes de boulot, bienvenue dans la crise de la trentaine !

Notre avis : Le premier roman de Jonathan Tropper, Le Livre de Joe, était un petit bijou, c’était donc avec impatience que nous guettions son deuxième. Moins universel, ce dernier nous fait voyager dans les pensées d’un trentenaire qui remet les fondamentaux de sa vie en question : amour, travail et famille. On s’attache vite à ce personnage qui semble perdu et on suit avec plaisir toutes ses péripéties. L’écriture de Jonathan Tropper est toujours incisive, alternant avec dextérité les passages drôles, émouvants et parfois crus. L’auteur décrypte avec brio la palette des sentiments que peut éprouver un trentenaire en crise. Serait-ce une spécialité Tropperienne ?

Malgré un retournement final rapide qui méritait peut-être un second tome, le plaisir est toujours au rendez-vous. Voilà un auteur qui plaira tant aux femmes qu’aux hommes…

En bref : Tout peut arriver, roman de Jonathan Tropper. Ed. Fleuve Noir, 385 pages, 19 euros.

par David Neuman publié dans : Livres
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Mardi 13 février 2007

L'histoire : A priori Joe Goffman a tout pour lui : un quatre pièces dans les quartiers chics de Manhattan, des aventures sentimentales en série, une décapotable dernier cri et des dollars comme s'il en pleuvait. Une vie de rêve née deux ans plus tôt avec la parution de son premier roman, le best-seller Bush Falls. Dans ce livre, il évoquait son adolescence dans la petite ville où il est né, entre un père dont le seul centre d'intérêt est le basket et deux meilleurs amis homosexuels. Joe n'a pas revu Bush Falls depuis dix-sept ans quand la subite attaque qui plonge son père dans le coma le contraint à s'y précipiter. Et forcément ses écarts autobiographiques n'ont pas plu à tout le monde !

Notre avis : Drôle, émouvant, tendre, intelligent, ce livre n'a que des qualités. Jonathan Tropper sait écrire, c'est le moins que l'on puisse dire : en quelques quatre cents pages (bien trop courtes, croyez-moi), il crée une petite communauté étriquée, des personnages loin des simplifications littéraires habituelles et une intrigue captivante. Les questions s'ajoutent les unes aux autres, notre curiosité est habilement entretenue. Au fond, un seul regret : on aurait aimé lire Bush Falls et surtout, surtout, voir son adaptation cinématographique avec Leonardo Dicaprio et Kirsten Dunst. Anticonformiste, ce roman nous plonge dans la tête et dans les fantasmes d'un adolescent de trente-quatre ans drôlement attachant, on a presque l'impression en le refermant d'avoir traversé l'océan et d'avoir passé quelques jours à Bush Falls. Prévoyez un long après-midi devant vous avant de prendre ce livre en main !

Découvrez le premier chapitre du livre en cliquant ici

En bref : Le Livre de Joe, roman de Jonathan Tropper. Ed.10/18, 412 pages, 8,50 euros.

par Noémie Tolédano publié dans : Livres
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Mardi 13 février 2007

UEJF Art & Culture : Bonjour Yaël.

Yaël Naïm : Bonjour.

 

AC : Pourriez-vous nous présenter les musiciens qui sont à vos côtés ?

YN : Voici David Donatien qui joue des percussions, qui a produit et réalisé l'album avec moi et Laurent David qui joue de la basse et de la guitare. Ils seront sur scène avec moi au Studio de L'Ermitage le 15 Janvier.

 

AC : Pourriez-vous nous résumer votre parcours musical ?

YN : J'ai commencé le piano classique à l'âge de dix ans. A l'adolescence, j'ai découvert le jazz et le rock puis la musique électronique. A 21 ans, je suis venue à Paris et j'ai décroché mon premier contrat. Après deux comédies musicales (ndlr : dont Myriam dans « Les dix commandements »), j'entame une carrière solo.

 

AC : Quelles sont vos influences musicales ? YN : Je suis auteur, compositeur et interprète. Mes influences évoluent donc dans le temps. J'ai une formation classique mais j'aime aussi Nick Drake, Björk, Joni Mitchell ou encore Fiona Apple.

 

AC : Parlez-nous un peu de votre nouvel album et surtout de son enregistrement.

YN : Cet album a la particularité d'avoir été enregistré dans une atmosphère intimiste. C'est ma rencontre avec David Donatien qui a déterminé l'enregistrement et l'histoire de l'album. Il m'a encouragé à réaliser  les chansons en hébreu, ma langue maternelle et puis très vite on a décidé de réaliser et produire l'album ensemble. On a enregistré pendant 1 an et demi dans le studio de musique qu'on a aménagé chez moi. Plusieurs musiciens ont contribué aussi à l'album comme Laurent David, Xavier Tribolai, Yoed Nir ou encore Gary Lucas qui a travaillé aussi avec Jeff Buckley…

 

AC : Votre album parle beaucoup d'amour, est-ce un thème qui vous tient à cœur ?

YN : Toutes les chansons de l'album ont été écrites en une période très courte. Cette période suit une rupture, on le ressent dans les textes. J'avais besoin d'exprimer mes sentiments.

 

AC : Vous habitez maintenant à Paris, après avoir grandi en Israël. Comment définiriez-vous votre lien avec le Judaïsme ?

YN :  Je ne suis pas pratiquante mais je suis très sensible à la spiritualité. J'aime les traditions, le fait de me réunir avec ma famille pour les fêtes ou pour un repas de shabbat…

 

AC : Quels sont vos projets musicaux pour l'année 2007 ?

YN : Normalement, nous serons le 28 février à Lille, le 20 Mars à Londres et peut-être à New York en avril. Le 15 janvier, nous donnons un concert au Studio de L'Ermitage. Il y aura David, Laurent et aussi Yoed Nir, un violoncelliste qui vit à Tel Aviv.

 

AC : On vous souhaite un très bon concert et une très belle année 2007 !

 

Pour écouter les titres de Yaël Naïm : www.myspace.com/yaelnaim

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Musique
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Mardi 13 février 2007

UEJF Art & Culture : Bonjour, pourriez-vous vous présenter et présenter les autres membres du groupe ?

Nik Ammar : Bonjour, je suis Nik Ammar, le guitariste du groupe. Je chante aussi. Le groupe OI VA VOI se compose de Nik Ammar à la guitare et au chant, de Josh Breslaw à la batterie et aux percussions, de Leo Bryant à la  basse, de Steve Levi à la clarinette et au chant. Il y a aussi Haylie Ecker au violon et Alice McLaughlin au chant. Lemez Lovas, notre trompettiste est malade ce soir, Dave Orchant le remplace. (NDLR: Sophie Solomon, l'ancienne violoniste du groupe, a entamé une carrière solo).

 

AC : Question rituelle: Avez-vous fait bon voyage ?

NA : Oui, excellent. Nous sommes arrivés par l'Eurostar, il y a à peine une demi-heure.

 

AC : J'ai entendu dire que certains membres du groupe venaient d'Oxford et d'autres de Londres. Où vous- êtes vous rencontrés ?

NA : J'ai rencontré Lemez et Leo à Oxford, nous étions à la fac ensemble. Le groupe s'est formé pendant que je découvrais la Musique Latine en Amérique du Sud. Lorsque je suis revenu de voyage, j'ai téléphoné à Leo pour lui demander si on pouvait reformer un groupe (NDLR A l'université, Leo et Nik faisaient partie d'un groupe qui s'appelaient les "The Cheese Greatest"). Il m'a répondu qu'il faisait déjà partie d'un groupe. Je lui ai demandé s'il n'avait pas besoin d'un guitariste. Il a répondu "Non" et puis finalement je suis quand même dans le groupe, même si je l'ai rejoint un an plus tard (sourire).

 

AC : A quel moment et où le groupe s'est officiellement formé ?

NA : En 2000, je crois. A Oxford.

 

AC : Avez-vous immédiatement choisi OI VA VOI comme nom de scène ?

NA : Comme j'ai rejoint le groupe un an plus tard, je n'ai pas tellement eu le choix pour le nom du groupe. Je crois qu'au début le nom est parti d'une plaisanterie et puis finalement c'est resté. On avait juste un peu peur qu'avec un nom pareil, les gens se moquent du groupe.

 

AC : Faut dire qu'en général, "Oi Va Voi" se dit plutôt dans des situations difficiles, non ?

NA : Exactement . Par exemple, lorsque je joue de la guitare, on peut facilement dire "OI VA VOI" (rires). C'est la même chose qu' "Aye aye aye" ou "zut alors" (en français).

 

AC : Avez-vous vécu dans un univers musical ?

NA : Ma mère jouait du piano, elle m'a appris les bases. Je l'entendais jouer alors que j'étais encore dans son ventre. Je n'ai jamais vraiment pris de cours de guitare, je suis un autodidacte. J'ai commencé la guitare à 16 ans. Mon père jouait beaucoup de guitare, ça m'a aidé.

 

AC : Quels groupes vous ont impressionné ?

NA : Je parle seulement pour moi car nous avons tous un univers différent. J'ai eu ma période Red Hot Chili Peppers. J'étais vraiment un grand fan, maintenant un peu moins…

 

AC : Pourquoi vous êtes- vous spécialisé dans la musique klezmer au lieu du rock, du rap ou d'un courant musical un peu plus "moderne" ?

NA : Notre musique s'enrichit des expériences de chacun. Par exemple, Lemez et Sophie qui ont fait des études de Russe sont partis en Russie pour un Erasmus. Ils sont revenus fortement influencés par la musique d'Europe de l'Est et Gypsy. Steve a une famille où la religion a son importance d'où les références liturgiques dans certaines chansons. Nous avons ensuite mélangé le tout à des rythmes plus modernes.

 

AC : Comment définiriez-vous la musique klezmer ? Est-ce que la musique klezmer est un genre connu selon vous dans les pays où vous avez donné un concert ?

NA : (le téléphone sonne) Pardonnez-moi. Pouvez-vous reposer votre question ?(rires)(le téléphone sonne une nouvelle fois)

 

AC : (rires) Pourriez-vous dire à votre maman de rappeler plus tard ?

NA : Bonjour maman (rires) Non ce n'est pas ma mère…Je vais l'éteindre. Pour moi, la musique klezmer, c'est essentiellement celle des années 1920. C'est simplement de la musique folk à thème juif. En Europe la musique klezmer est très connue, il me semble. En Israël, en revanche, ce qui est étonnant, c'est qu'elle l'est beaucoup moins. On a beaucoup joué là-bas.

 

AC : Qui écrit la musique ? Et les textes ?

NA : Généralement, les textes sont écrits par Lemez, Steve ou moi. Ensuite chacun complète. En fait, chacun a vraiment son mot à dire. C'est un véritable travail d'équipe !

 

AC : Vous avez déjà joué à Paris ?

NA : Oui, à trois reprises. On a joué à " La Guinguette Pirate " (en français), un autre concert en 2004 et puis au Nouveau Casino ce soir. Paris est une très belle ville mais c'est difficile d'y conduire quand on vient d'Angleterre (rires).

 

AC : Lors des répétitions, est-ce que vous répétez toutes les chansons dans un ordre précis ?

NA : En général, oui mais des fois on décide au dernier moment de jouer telle ou telle chanson.

 

AC : Je vous remercie pour ce moment agréable en votre compagnie et je rappelle à tous vos fans que votre nouvel album sort en Mars 2007. Comme on dit en français "Merde pour le concert et bonne chance !!!".

 

L'interview a été traduite de l'anglais au français.

 

Pour les anglophiles, Steve Lévi nous révèle l'origine du nom du groupe :

Our trumpet player Lemez said to his Grandma:

"-Grandma, I'm in a band".

She went : "- Oi Va Voi !! Can't you be a doctor or an accountant? Oi Va Voi !!!"

And so we said: "Can't we be OI VA VOI?".

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Musique
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