Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 12:30

chemin.jpg Le jeudi 13 décembre à 20h15, l'UEJF Art et Culture vous propose sa sortie théâtre du mois de Décembre : Chemin du ciel, pour la première fois en français.

Le thème de cette pièce est inspiré d'un fait réel et bien concret : un des épisodes de la dernière guerre mondiale, qui concerne l'extermination des juifs. Dans la ville de Terezin, à quelques kilomètres de Prague et dans le ghetto concentrationnaire du même nom, la propagande nazie organisa en juin 1944 une mise en scène cynique et répugnante. Les prisonniers furent sommés, sous peine de mort, de "jouer" des scènes heureuses de la vie au camp, écrites tout spécialement par le Commandant. On y voyait jouer les enfants, les jeunes et les vieux faire de la musique, lire les journaux, se promener, vendre des ballons… Chaque détail, chaque geste, chaque mot obligé, visant à simuler une vie parfaitement "normale" dans un village fortifié. Tout cela fut monté dans le but d'aveugler l'inspecteur de La Croix-Rouge, missionné par la Société des Nations. Le rapport dudit inspecteur témoigna du bon traitement des juifs au camp de Terezin.

La création française de "Chemin du ciel" est l'occasion d'œuvrer pour la mémoire de la Shoah et de dénoncer le mensonge qui, au service de l'entreprise d'extermination du peuple juif, sert encore à protéger et banaliser ses bourreaux. 

La représentation sera suivie d'une rencontre avec l'équipe de la pièce.

Tarif : 9€ pour les adhérents, 11€ pour les non-adhérents au lieu de 18€.

Lieu: théâtre de la Tempête, métro Château de Vincennes, puis navette gratuite jusqu'au théâtre (départ toutes les 15 min).

Infos et réservations : Noémie au 06 21 50 80 84 ou uejfac@yahoo.fr

Par Noémie Tolédano - Publié dans : Sorties
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 12:27

marek.jpg Marek Halter est de retour, assez en forme, il faut le reconnaître. Néanmoins, à bientôt 72 ans, il songe à la mort et craint de ne plus pouvoir s’exprimer sur les sujets qui lui tiennent à cœur.

C’est pourquoi, dans Je me suis réveillé en colère, Marek Halter revient en vingt chapitres sur autant de combats qui ont forgés une vie d’engagement militant. Du communautarisme à l’écologie, du conflit israélo-palestinien à l’antiaméricanisme,  de l’altermondialisme à  la religion, tout y passe. Avec plus ou moins de brio, Halter jette ses colères sur chacun de ces sujets et sur la manière dont notre société les appréhende. La colère est décidément très tendance cette année, après la colère saine de Ségolène royal, Marek Halter met à jour la colère de survie.

Le procédé est original et intéressant : Marek Halter nous raconte sa rencontre avec un juif orthodoxe, place des Vosges, devant la statue de Louis XIII. Celui-ci, très calme, est assis sur un banc et propose à Marek Halter de revenir chaque matin lui expliquer d’où vient son courroux. L’échange entre les deux hommes est très intéressant et très référencé.

Malheureusement, cette accumulation de colères fait que Marek Halter se perd un peu dans ses sujets. On est perturbé par son traitement de la question écologique et surtout par ses remarques sur le régime de Poutine, aux vues des dérives actuelles.

On ne voit pas vraiment où Marek Halter veut en venir quand son interlocuteur disparaît et que l’on apprend qu’il n’existait pas. Il se décrédibilise un peu en instaurant le doute chez le lecteur à propos de ses hallucinations probables quant à l’existence de son confident.

Un livre par moments intéressant, mais trop condensé et trop divers au niveau des sujets pour en retirer une véritable réflexion. On y ressent une certaine émotion quand on comprend le sentiment d’urgence et la peur de la mort s’emparant de Marek Halter, mais le contenu, trop précipité, ne permet pas d’apprécier à leur juste valeur les combats de ce militant éternel.

En bref : Je me suis réveillé en colère de Marek Halter, ed. Robert Laffont, 198 p., 17 euros.
 

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Par Elie Petit - Publié dans : Livres
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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 16:24
groucho.gif C’est au Théâtre de l’Atelier que sont lues, en ce moment, les correspondances du plus célèbre des Marx Brothers, Groucho Marx.

Un petit rappel historique est peut-être nécessaire : Les 5 frères Marx (Chico, Harpo, Groucho, Grummo et Zeppo) sont nés entre 1887 et 1901 à New York. Leur père, originaire de Strasbourg, les fait former à la comédie et à la musique et ils sillonnent le pays dès 1909. C’est en 1926 que nait réellement le collectif des Marx Brothers pour leur première comédie musicale, The Coconuts, qui sera un succès triomphal.

Ils devinrent des stars de cinéma, concurrençant Chaplin dans le cinéma comique des années 30. Apres leur dissolution en 1949, chacun pris une route différente. Groucho devint animateur de télévision et écrivit ses mémoires (Groucho and Me, 1959, et Memoirs of a Mangy Lover, 1964).

C’est ici de la vie et l’œuvre de Groucho dont il est question. Jean-Pierre Marielle tient le rôle du moustachu au cigare. Accompagné de son acolyte, Pierre Vernier, celui-ci jouant les destinataires et expéditeurs des lettres, ils égrènent les correspondances de Groucho Marx chronologiquement jusqu'à le suivre dans un âge très avancé, s’ennuyant dans sa ville de Beverly Hills. Ces correspondances sont souvent drôles. Groucho dépeint avec un cynisme certain le milieu dans lequel il vit, se plaint de son travail parfois si répétitif et enfin, énumère ses différentes conquêtes, si nombreuses et de plus en plus jeunes à mesure qu’il vieillit.

On regrettera le fait que le metteur en scène, Patrice Leconte,  en sélectionnant les lettres ait mis en valeur surtout une seule correspondance  avec un ami proche de Groucho.  On s’attendait à une correspondance plus diversifiée. Le fait aussi de faire une pièce, de cette manière, autour de la correspondance d’un acteur comique est aussi confusant. En effet, le spectateur pouvait s’attendre a beaucoup rire, mais les lettres de Groucho ont pour but principal d’échanger des nouvelles. De plus, les mots sur lesquels Marielle et son partenaire buttent, prennent parfois en défaut certaine chutes.

La mise en scène est minimaliste, un canapé et quatre chaises. Jean-Pierre Marielle, d’un grand charisme, et Pierre Vernier se déplacent lentement entre les éléments du décor mais on ne voit pas vraiment où le metteur en scène veut en venir. Enfin, Le Groucho Trio (Clarinette-saxophone, Batterie, Contrebasse), en costume d’époque, ponctue brillamment les changements de destinataires par des interludes musicaux sous forme de standards de jazz repris a la sauce bossa nova, big band et be bop.

Jean-Pierre Marielle et Pierre Vernier livrent ici une prestation de grande qualité mais l’homogénéité des lettres et la mise en scène parfois ennuyante rendent l’intérêt de la pièce malheureusement assez limité.

En bref : Correspondances de Groucho Marx, mise en scène de Patrice Leconte, avec Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier et le Groucho Trio, au théâtre de l’Atelier, 1 place Charles Dullin, 75018 Paris, de 12 à 45 euros, jusqu’au 5 janvier 2008.
Par Elie Petit - Publié dans : Théâtre
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 10:29

cabaret.jpg L’histoire : Minuit, Le cabaret des hommes perdus est désespérément désert, comme souvent d’ailleurs. Le barman se résout enfin à fermer les portes, faute de clients, mais subitement, un jeune garçon fait irruption et s’écroule sur le parquet. Il bredouille d’une voix vacillante et essoufflée qu’il cherche un refuge pour échapper à une bande de « casseurs de pédé » l’ayant pris pour cible. Jeune provincial, tout fraîchement débarqué en ville, Dick va rencontrer son destin, ce soir-là, au cabaret des hommes perdus. Un destin qui ne se refuse pas, avec argent, amour et célébrité.

La critique :
Surprenant de prime abord, ce cabaret des hommes perdus touche par la justesse de son interprétation. Dick se retrouve face à son Destin et doit faire un choix de vie, le choix de vie que l’on prêtait bien souvent aux homosexuels : vivre dans l’outrance et la dépravation d’une vie underground ou le standard d’une vie rangée et « propre », mais cachée. Les tableaux s’enchaînent et nous transportent dans un monde plutôt malsain et dur. L’interaction avec le public est de mise grâce à l’interprétation haute en couleur de Denis D’Arcangelo, sorte de MC, mais qui s’avère être finalement bien plus que cela. On retrouve différentes influences musicales : du Starmania de Michel Berger au Cabaret de John Kander en passant par de la chansonnette lubrique à la Brassens ou du show de claquettes à l’américaine. Le sujet étant plutôt « sexué » et légèrement « trash », cette comédie musicale n’est pas à mettre entre toutes les mains… Ceci étant dit, régalez-vous avec la sortie DVD de ce spectacle aux deux Molières (Molière 2007 du meilleur spectacle musical et du meilleur auteur)!

En bref : Le Cabaret de Hommes Perdus, de Christian Siméon et Patrick Laviosa, mise en scène de Jean-Luc Revol, avec Denis D'Arcangelo, Alexandre Bonstein, Jérôme Pradon et Sinan Bertrand, double DVD, 25€

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Par UEJF Art & Culture - Publié dans : DVD
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 22:05

Né de l’idée de Yves Jeuland, ce documentaire retrace plus de cent ans de l’histoire d’ombres et de lumière entre les juifs de France et la République. De l’affaire Dreyfus au regain de l’antisémitisme des années 2000 en passant par la Shoah et les répercussions du conflit israélo-palestinien, « Comme un juif en France » balaie à travers des images d’archives et des témoignages poignants notre histoire dans le pays des droits de l’homme. On retrouvera d’ailleurs avec plaisir les témoignages de deux anciens dirigeants de l’UEJF, Théo Klein et Paul Bernard qui apportent l’éclairage des étudiants de l’époque face aux différents évènements abordés.

 

Vous l’avez peut-être raté lors de sa diffusion sur France 3, aussi, vous pouvez le retrouver dès à présent en double DVD agrémenté de bonus aussi originaux qu’un florilège des fameuses histoires juives, l’histoire de la création de la chanson Douce France en yiddish interprétée par Dave ou encore des extraits de films yiddish d’après-guerre. Un très beau cadeau de Hanouka à mettre au pied de toutes les hanoukiots !

 

En bref : Comme un juif en France, documentaire de Yves Jeuland, coffret 2 DVD, 25€.

 

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Par David Neuman - Publié dans : DVD
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