Edito

Bienvenue sur le site de l'UEJF Art & Culture pour découvrir nos coups de coeur, nos critiques, nos réducs et nos sorties !

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Mardi 6 novembre 2007

A l’occasion de la sortie en DVD du film Golden Door le 8 novembre, l’UEJF Art & Culture organise un grand jeu-concours pour vous faire découvrir son tout nouveau blog.

 

 

Tentez de gagner l’un des dix DVD du film Golden Door en retrouvant les 3 mini-jaquettes cachées dans les articles du blog.

 

Partez à leur recherche en navigant sur le blog ! Pour ne perdre aucun article, utilisez les catégories situées à droite de votre écran.
Une fois, les 3 mini-jaquettes du film trouvées, cochez les titres des articles les dissimulant dans le formulaire ci-dessous :

 

Le concours est à présent terminé, merci de votre participation.

 

 

Fin du concours : 15 novembre 2007

par UEJF Art & Culture publié dans : Cinéma
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Mardi 6 novembre 2007
Le mardi 13 novembre à 20h, l'UEJF Art & Culture vous propose sa sortie théâtre de novembre : Cinq Filles Couleur Pêche, la comédie cynique et romantique d'Alan Ball, l'auteur d'American Beauty et Six Feet Under. Et nous vous avons réservé un tarif exceptionnel de 5 euros au lieu de 20 !

Vous aimez Desperate Housewives, vous adorerez Cinq Filles Couleur Pêche !

L'histoire :
Dans une Amérique bourgeoise et décadente, cinq filles se retrouvent être demoiselles d'honneur à un mariage qu'elles finissent par boycotter en s'isolant dans une chambre.
Elles exposent leurs désillusions, on entrevoit leurs illusions. Elles sont universelles, ces femmes, avec leurs contradictions et leur quête obstinée du bonheur, de l'amour. Elles sont attachantes avec leur soif de liberté, elles qui sont cloîtrées dans une société trop exiguë. Alan Ball (" Six feet Under ", " American Beauty ") dresse une critique acerbe et drôle d'une société qui oscille constamment entre puritanisme et pornographie. Du théâtre pétant de vie, gonflé de fantaisie, drôle, grinçant, luxuriant, décadent : un spectacle " Barrock ".

Alors rejoignez-nous, d'autant que la représentation sera suivie d'une rencontre avec les artistes à qui vous pourrez poser toutes les questions qui vous passent par la tête !

Le nombre de places est limité alors dépêchez-vous !


En bref :
Cinq Filles Couleur Pêche d'Alan Ball
Le mardi 13 novembre à 20h
Au théâtre Clavel, 3, rue Calvel, 75019 Paris, M°: Pyrénées
Tarif exceptionnel : 5 euros au lieu de 20

Infos et réservation : Céline au 06 61 14 51 33 ou uejfac@yahoo.fr
par UEJF Art & Culture publié dans : Sorties
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Lundi 22 octobre 2007

 

 

 

 

 

 

 

L’évènement spectacle de la rentrée, c’est bien sûr, l’arrivée à Paris de la célèbre comédie musicale de Broadway, le Roi lion, adaptée du dessin animé de Disney. L’UEJF Art & Culture s’est rendue pour vous au théâtre Mogador pour vérifier que la représentation est à la hauteur de sa réputation. 

Déjà applaudie par plus de 40 millions de spectateurs dans le monde, les dix premières années de règne de la comédie musicale sont un succès déjà exporté dans six pays. En France, nous avons l’exclusivité d’une version traduite, ce qui laisse augurer d’une longue présence de Sa Majesté. 

Tout le monde connaît l’histoire du roi de la Savane, le lion Mufasa, de son frère qui le jalouse, Scar, de Simba, fils de Mufasa et roi légitime, et leurs destins… C’est l’histoire de la vie… Mais qui sait comment faire vivre sur scène ces dessins ? Julie Taymor, à qui l’on doit la mise en scène, nous propose une version majestueuse, vivante et vibrante, à travers des personnages qui savent se distinguer de leurs parents du cinéma, tout en restant imprégné de leurs héritages. Chaque artiste sur scène fait vivre une âme qui nous séduit à sa manière. Dans la salle prestigieuse du théâtre Mogador, spécialement rénovée pour l’arrivée du Roi, vous serez autant charmés par les percussionnistes, au premier balcon, que par les décors, chants, et danses… Très vite, vous serez transporté dans un monde hors du temps, en vous laissant envoûter par ces musiques à la fois connues et revisitées. Si vous aimez les musiques rythmées, vous adorerez du début à la fin, si vous êtes plutôt mélodie calme, vous apprécierez certaines chansons interprétées avec talent.

Tout change d’une représentation classique : les chorégraphies, les voix, l’humour dans les dialogues. Pourtant, vous ne vous sentirez jamais perdus. 

Notre coup de cœur du mois, c’est donc sans aucun doute ce spectacle grandiose, ce show à l’américaine qui vous touche et vous prend par la main pour vous emmener très loin… au cœur de la savane… et de votre enfance… 

Alors, Hakouna Matata !

 

En bref: Le Roi Lion au théâtre Mogador, 25 rue de Mogador, Paris 9ème, du mardi au dimanche à 20h, matinées à 15h les samedis et dimanches, de 25 à 100€.

www.leroilion.fr

Cliquez ici pour acheter la BO de la comédie musicale Le Roi Lion sur Amazon.fr 

par Céline Touboul publié dans : Théâtre
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Dimanche 21 octobre 2007

L'histoire : Madame Rosa, ancienne prostituée, juive revenue des camps, veille sur les enfants de « ses collègues » en attendant que leurs mères puissent s'en sortir.  Mohamed, jeune musulman, est chez elle depuis plus de 10 ans, attendant que son père revienne. Un lien fort s'est donc tissé entre eux, plein de tendresse, de complicité, et de générosité mutuelle. Ils partagent sur scène leurs pensées et leurs peurs face à leur difficile existence...

 

La critique : C'est avant tout l'histoire d'un amour filial qui n'en est pas vraiment un, une histoire qui traverse tous les thèmes : la peur de la vieillesse, les angoisses du futur, la quête d'identité, la vie des prostituées, les traumatismes des rescapés de la Seconde Guerre Mondiale, la religion, l'acceptation de l'Autre...

On ne comprend pas tout de suite où les acteurs, qui nous touchent et nous font rire dès le début, veulent nous emmener, mais au fur et à mesure, on se laisse prendre par leurs réflexions et on ne pense plus à la pièce, on la vit. La fluidité de la mise en scène nous facilite l'immersion totale dans cette histoire de tolérance, clé de la vie.

Aymen Saïdi joue avec talent le rôle d'un jeune adolescent qui se cherche, et qui doit se battre contre des antécédents qu'il ne connaît pas vraiment. L'adaptation du célèbre roman de Romain Gary rend touchantes ses maladresses d'expression, au bénéfice des rires du public...

Myriam Boyer joue avec justesse une vieille qui se laisse dépasser par les angoisses de son passé et la peur du lendemain... Ensemble, ils forment un couple complice qu'aucun élément extérieur ne peut séparer, même pas leur médecin, qui leur rend visite régulièrement.

Oui, on rit beaucoup ; oui, on se perd dans leurs pensées et les notres ; oui, on est porté et emporté très loin ; pour, finalement, sortir... bouleversé.

Un voyage magique au pays de l'humour et de la réflexion qui vous emmènera... en terre d'émotion !

 

En bref : La vie devant soi, d'après le roman de Romain Gary, prix Goncourt 1975

Adaptation : Xavier Jaillard

Mise en scène : Didier Long

Théâtre Marigny

du mardi au samedi à 21h00, samedi 16H00, dimanche 16H30

de 34 à 47 €

par Céline Touboul & David Neuman publié dans : Théâtre
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Jeudi 18 octobre 2007

L’exposition que le Musée d’art et d’histoire du judaïsme nous propose à partir du 17 octobre 2007, est la première en France à mettre en évidence le rôle important de nombreux artistes et auteurs juifs dans la bande dessinée, à travers 230 œuvres ou documents (dessins originaux, planches imprimées et archives).

Elle évoque tout d’abord la période 1890-1930, durant laquelle les artistes juifs new-yorkais issus de familles immigrées témoignent, dans leurs comic strips publiés dans les journaux yiddish et anglophones, des défis qu’ils affrontent.

Vient ensuite l’ère des super-héros, liée au processus d’intégration de la seconde génération d’immigrés. 1938 voit naître Superman. Suivent Batman en 1939, et Captain America en 1940. S’ils incarnent aussi des rêves liés à l’expérience et à la tradition juives, les premiers super-héros sont destinés à la nation américaine. Ils constituent une réponse rassurante et fantastique aux difficultés engendrées par la crise de 1929 et la montée des fascismes en Europe. Ce n’est qu’après la Shoah que certains personnages seront dotés de signes spécifiquement juifs.

L’exposition consacre également une large part à l’un des pionniers du comic book et du roman graphique américain, Will Eisner ainsi qu’à certains artistes américains engagés dans la contestation politique tel que Harvey Kurtzman, fondateur du magazine MAD.

Mais comment parler des juifs dans la BD sans parler de Art Spiegelman qui raconte la vie de son père, ancien déporté, dans Maus en 1986.

En Europe, le récit graphique s’attache quant à lui davantage à l’histoire qu’à l’autobiographie.
Les auteurs mêlent éléments historiques et fiction pour évoquer des périodes peu connues de l’histoire juive. Bousculant les conventions du genre narratif sur le judaïsme, Hugo Pratt (Corto Maltese, Koïnsky) fait cohabiter ses souvenirs d’enfance avec sa passion pour la Kabbale et pour les aventuriers.En France, l’artiste Joann Sfar thématise l’histoire et la tradition juives dans Le Petit Monde du golem, Le Chat du rabbin, Pascin ou Klezmer.

A ne pas manquer : rencontre le jeudi 29 novembre à 19h30 avec Johann Sfar, à l’occasion de la sortie de Klezmer III.

En bref : De Superman au Chat du rabbin, du 17 octobre 2007 au 27 janvier 2008 au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, 71 rue du Temple, Paris 3ème. TR : 4,50€ 

par Noémie Toledano publié dans : Art
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Jeudi 18 octobre 2007

Pour inaugurer ma première chronique, je voudrais vous parler d’un disque sorti il y a peu, acheté aussitôt. Ce disque, c’est la compilation du label JUMU intitule NU JUWISH MUSIC Vol.1. Il regroupe des morceaux de toutes les têtes de proue de ce qu’on appelle les « nouvelles musiques juives ». Ce mouvement a pris son essor avec la popularité croissante du clarinettiste David Krakauer, qui avec son groupe Klezmer Madness a su mélanger le klezmer avec le jazz et le rock. Un autre grand événement de ces dernières années a été l’avènement de Matisyahu, l’inventeur du hassidic reggae, acclamé  par tout la critique du milieu. 

Le Label JUMU a été crée  par Bruno Nahon, un producteur de films, séfarade curieux de culture ashkénaze et Claude Szimmer, d’ascendance juive polonaise, tourneur de groupes latinos. Ces deux hommes ont su dénicher les talents de la scène juive et les faire éclore pour former ce que désormais tous les critiques musicaux  qualifient de courant à part entière. Ce courant n’est pas défini par un style de  musique précis mais par la culture (ou plutôt les cultures) d’où les artistes tirent  leur inspiration. On retrouve dans cette compilation des vieux thèmes klezmer, du rebetiko, du ladino, de la musique orientale… et tout ceci  mélangé à une sauce électro, dub, ska, trip hop… C’est un compromis superbe entre les racines des musiques juives et la modernité, allant jusqu'à l’avant-garde du mouvement électro pour certains artistes comme notamment DJ Socalled. Dj Socalled, parlons de lui ! Très actif en France, ce Dj accordéoniste canadien est le fer de lance du mouvement. Il a travaille notamment avec David Krakauer et a épaulé de nombreux artistes présents  sur ce disque. On retrouve aussi sur ce disque le presque vétéran Franck London (des Klezmatics), Yael Naim, une étoile montante a la voix envoutante, Sophie Solomon, fondatrice du groupe Oi Va Voi et violoniste émérite  et tant d’autres artistes fort talentueux. On a vraiment plaisir à entendre des artistes d’une telle originalité et qui font naitre la musique juive du XXIème siècle, en transcendant les frontières, tout en respectant son histoire.

Une seule chronique, c’est bien trop peu pour décrire mon enthousiasme vis-à-vis de ce disque. Je n’ai qu’un conseil à vous donner, achetez-le, pour le bien de vos oreilles.

En bref :
NU JUWISH MUSIC Vol.1, Labek JUMU, 18€, chez tous les bons disquaires.

Cliquez ici pour acheter Nu Juwish Music Vol.1 sur Amazon.fr
par Elie Petit publié dans : Musique
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Mercredi 17 octobre 2007

Théâtre :

-« Happy Hanouka » 

David rencontre Julie, se marie à Las Végas sur un coup de tête. Le soir de Hanouka, le jeune homme décide de l’annoncer à sa famille. Les choses se gâtent…

Théâtre Michel, du 21 août au 23 décembre. Tarifs : de 21à 40,5 €.

-« La vie devant soi »

Une histoire d'amour filial entre une vieille Juive, qui fut prostituée (avant Auschwitz...), et un jeune arabe abandonné chez elle.

D’après un roman de Romain Gary. Théâtre Marigny, jusqu’au 2 décembre.

Tarifs : de 34 à 47 €.

Cinéma :

-« Deux vies plus une » dans les salles depuis le 10 octobre.

-Cycle de documentaires : « L’histoire du peuple juif au XXème siècle ». Centre Simon Wiesenthal, sortie le 17 octobre.

 

Exposition : « De Superman au chat du rabbin ».

Cette exposition est la première en France à mettre en évidence le rôle important de nombreux artistes et auteurs juifs dans la bande dessinée. Du 17 octobre au 27 janvier 2008 au musée d’art et d’histoire du judaïsme : 71, rue du Temple 75003 Paris. Tarif - 26 ans : 4 €.

Concerts : 

-L’amour et le mysticisme du cantique des cantiques associé au Jazz. Dimanche 21 octobre à 17h30 au centre Mayaan, 12 rue Moufle 75011 Paris.

-Yaron Herman Trio : Le musée d’art et d’histoire du judaïsme accueille pour la deuxième fois Yaron Herman et son nouveau trio pour la sortie de leur premier disque, « A Time For Everything ». Lundi 22 et mardi 23 octobre à 20 h. Tarif - 26 ans : 15 €. 

-Socalled en concert unique a Paris dans le cadre du festival Jazz’n’Klezmer. Mardi 23 octobre au divan du monde à 20 h 30, 75 rue des Martyrs 75018 Paris
 
http://www.divandumonde.com

Billetterie sur place. Tarif : 20  

Télévision : 

« Comme un juif en France ». Diffusion en deux parties, mardi 6 novembre à 23h05 et mercredi 7 novembre à 20h50, sur France 3. En s’appuyant sur de multiples témoignages, le réalisateur Yves Jeuland réussit avec justesse à souligner les différentes étapes de l’intégration et de la vie des juifs en France de l’affaire Dreyfus jusqu’à nos jours.

 

 

 

par Léa Berdugo publié dans : Agenda Culturel
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Vendredi 28 septembre 2007

L’histoire : L'exploration d'un lourd secret de famille et l'histoire d'une passion, à travers le voyage intérieur de François, un enfant solitaire qui s'invente un frère et imagine le passé de ses parents. Le jour de ses quinze ans, une amie de la famille révèle au jeune François une vérité bouleversante, mais qui lui permet enfin de se construire.

Notre avis : "Un secret" n'est pas un film comme les autres. Son scénario repose sur un secret qu'il ne faut pas dévoiler sous peine de révéler l'intrigue du film.

Mais alors, comment parler du film et du fameux secret sans le trahir? Toute la complexité est là…On pourrait évoquer l'écrivain Philippe Grimbert, parler du metteur en scène Claude Miller ou encore des acteurs Patrick Bruel, Cécile de France, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu ou encore Mathieu Amalric. On pourrait vous dire que le livre est bien adapté à l'écran, que les images sont très esthétiques, que les acteurs sont touchants…

Mais non, on préfère tout simplement que vous alliez au cinéma, que vous vous installiez confortablement face à l'écran, et que vous vous laissiez émouvoir par l'histoire. Qu'il est difficile de porter un secret, surtout pour un enfant !

En bref : « Un secret », drame de Claude Miller, d’après le roman de Philippe Grimbert, avec Patrick Bruel, Cécile de France, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu et Mathieu Amalric, sortie le 2 octobre, 1h40.

 

 


par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Cinéma
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Jeudi 27 septembre 2007

Rendez-vous est pris jeudi 25 janvier à midi. Nous arrivons dans un joli petit hôtel de la rive gauche. Nous nous installons tranquillement dans un petit salon et nous voilà partis pour une demi-heure de conversation à bâtons rompus avec l’auteur du Livre de Joe présent à Paris pour la sortie de son nouveau roman Tout peut arriver. Il n’y a aucun doute, Jonathan Tropper est américain, blond, bonne bouille, et drôle, très drôle. Son talent, il le travaille, son possible succès est sujet de plaisanterie, en tous les cas, nous, on y croit. Ce roman, ça fait un an qu’on l’attend, et on n’est pas déçu. Jonathan Tropper serait-il en passe de devenir une valeur sûre ?

 

UEJF Art et Culture : Pouvez-vous nous raconter vos débuts littéraires ?

Jonathan Tropper : J’ai eu un parcours universitaire. J’ai suivi un master en littérature et écriture à la NYU (NDLR : New-York University). Je me suis alors rendu compte que la seule chose que je voulais faire, c’était écrire. J’ai écrit un premier manuscrit qui a été refusé partout. Puis, j’ai écrit Plan B que j’ai envoyé à une trentaine de maisons d’édition et quatre m’ont donné une réponse positive. J’étais super content, c’est plutôt rare d’avoir une réponse positive, alors quatre !

 

AC : En parlant de Plan B, il n’est pas sorti en France, y a-t-il une traduction prévue ?

JT : C’est à moi de décider si je vends ou non le titre à l’étranger. Pour l’instant, je considère qu’il est moins bon que les autres et qu’il ne mérite donc pas une traduction. Mais, si mes ventes explosent et que, quoique j’écrive, ça fasse un carton, alors peut-être ! (Rires)

 

AC : Tant dans Le Livre de Joe que dans Tout peut arriver, vos personnages ont environ trente ans et traversent une crise. Êtes-vous le concepteur d’une « crise de la trentaine » à l’image de la crise de la quarantaine ?

JT : Effectivement, j’ai le sentiment que l’entrée dans la trentaine est une période de crise. Arrivé à cet âge, on a généralement construit une famille, on a un boulot stable, en bref, on a posé les bases de sa vie. C’est forcément un moment de bilan, c’est notre dernière chance de changer les choses parce qu’après, c’est trop tard, c’est de là que vient cette angoisse de la trentaine. J’ai l’impression que c’est un phénomène très répandu.

 

AC : Vos personnages sont profondément attachants, humains. Quelle est la part d’autobiographie dans votre livre ?

JT : Mon roman est très peu autobiographique. Il y a juste le personnage de Norman (le père du héros qui a abandonné toute sa famille après avoir trompé son épouse, ndlr) qui est inspiré de quelqu’un avec qui je travaillais. Lui aussi avait abandonné sa famille. Il n’était pas possible, j’ai même dû édulcorer le personnage sinon personne n’y aurait cru. Il me rendait complètement fou.

 

AC : Parlez-nous de vos remerciements qui sont pour le moins énigmatiques.

JT : La personne qui a inspiré Norman ne lira jamais le livre, ce n’est pas son genre (rires). C’est pourquoi je l’ai mis en remerciement, au moins ça lui fera plaisir.

 

AC : Et la « petite graine » ?

JT : J’ai un ami dont je suis très proche depuis l’enfance, d’ailleurs on vit juste à côté. On a l’habitude de s’avoir au téléphone très souvent. Mais, pendant une semaine, il n’a pas donné de nouvelles, il n’est pas allé au travail… Il avait trouvé du sang dans ces urines. C’est quand plus tard il m’a raconté sa folle semaine qu’est née l’idée de ce livre.

 

AC : Vers la fin du roman, il y a un retournement de situation assez surprenant dont nous tairons la nature à nos lecteurs. Pourquoi arrive-t-il si tard dans le roman sans aucun indice qui ne l’annonce ?

JT : J’ai, à vrai dire, longuement hésité. La première version du manuscrit comprenait nombre d’indices, mais je voulais que ce soit une véritable surprise pour les personnages, d’où le choix de ce deus ex machina qui comme dans les tragédies grecques vient mettre un point final à l’histoire.

 

AC : Le Livre de Joe va être adapté en film…

JT : En fait, c’est d’abord Tout peut arriver qui sortira en premier. Le tournage commence à l’automne. Il sera produit et interprété par Tobey Maguire (Spiderman ndlr). Le script a été écrit par Dan Futterman, le scénariste de Truman Capote. Je l’ai lu il y a seulement deux semaines, j’ai adoré.

Pour Le Livre de Joe, ça a été très différent. On m’a proposé trois scénarii différents, aucun ne me plaisait. C’était tellement catastrophique que j’ai décidé de l’écrire moi-même, même si, généralement, ça ne se fait pas aux Etats-Unis.

 

AC : Sera-t-il interprété par Kirsten Dunst et Leonardo Dicaprio comme dans le livre ?

JT : (rires) Quand j’ai écrit le Livre de Joe, ils étaient beaucoup plus jeunes. En plus, Léo est beaucoup trop beau par rapport à Joe. Par contre, on parle de lui pour l’adaptation de mon prochain livre (sortie en mai aux USA ndlr), mais ça fait des années qu’il ne fait que des films sérieux où personne ne décroche un sourire (rires), alors jouer dans une comédie !

Petite anecdote marrante, sur un site de fans de Kirsten Dunst, des gens postaient des messages du genre « j’ai entendu parler d’un film avec Léo Dicaprio. Où peut-on le trouver ? »

 

AC : Joe et Zach, les héros de vos deux romans traduits en français sont Juifs…

JT : Certains auteurs américains sont spécialisés dans ce genre d’écriture, style Philippe Roth (Le Complot contre l’Amérique ndlr). Pas moi. J’ai passé deux ans en Israël. J’aurais plein de choses à raconter sur les gens que j’ai rencontré là-bas mais, pour l’instant, je veux rester plus universel et puis, honnêtement, si mes personnages sont juifs, c’est parce que je parle de ce que je connais, s’ils étaient catholiques, j’aurais beaucoup trop de recherches à faire (rires). Peut-être que quand je serais très célèbre, j’écrirai sur le judaïsme.

 

AC : (À Nathalie Perrony, la traductrice du Livre de Joe et de Tout peut arriver, qui accompagne Jonathan Tropper) L’écriture des deux romans est très différente. Est-ce une chose qui se ressent autant en anglais ?

NP : Oui, ces deux livres sont très différents, tant dans ce qu’ils racontent que dans leur structure. D’ailleurs, Le Livre de Joe est écrit à la première personne.

JT : Les gens ont en général préféré Le Livre de Joe. Peut-être parce qu’il est plus universel. Dans Tout peut arriver, je parle vraiment d’une période plus précise de la vie, ce bouleversement de la trentaine. C’est peut-être dû aussi au lieu de l’action : la province a une portée plus grande, plus universelle que la vie new-yorkaise.

 

AC : Votre écriture est assez « féminine ». Vous allez loin dans les sentiments de vos personnages !

JT : En effet. Les critiques ne savent pas dans quelle case me mettre, comment parler de ce que j’écris. Nous sommes encore peu nombreux à parler des sentiments des hommes. Il y a aussi Nick Hornby.

Je croyais écrire principalement pour des hommes, mais mon agent m’a détrompé. Visiblement mon lectorat est surtout féminin.

 

AC : Et bien espérons que vos livres réconcilient enfin les deux sexes dans la lecture !

 

En bref :

Tout peut arriver, roman de Jonathan Tropper. Ed. Fleuve Noir, 385 pages, 19 euros.

Le Livre de Joe, roman de Jonathan Tropper. Ed. 10/18, 412 pages, 8,50 euros.

par David Neuman & Noémie Tolédano publié dans : Livres
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Mercredi 5 septembre 2007
L'UEJF Art & Culture lance sa première sortie "off" : le Soweto Gospel Choir.

Le principe des sorties "off", ce sont des bons petits plans sélectionnés par l'équipe ou par vous-même où l'on se rencontre dans une ambiance sympa.

Pour ce qui est de cette sortie, il s'agit d'un groupe Gospel qui a l'air vraiment sympa. C'est dimanche 9 septembre à 20h. En plus, c'est seulement 5 euros !

Une petite présentation :
Soweto est souvenir d’ignominie. Le ghetto bidonville créé en 1950 par le gouvernement sud-africain pour parquer les noirs de Johannesburg au moment de la promulgation de la loi raciste « d’apartheid » a porté ce nom. Aujourd’hui l’apartheid n’existe plus et le visage de Nelson Mandela est synonyme de cet espoir. Le Gospel Choir de Soweto est l’ambassadeur de cet espoir. Il regroupe plus de trente chanteurs des églises et de communautés religieuses de la région de Soweto. Habillés de costumes traditionnels colorés, ils chantent en zulu, sotho et anglais : trois des onze langues officielles d’Afrique
du Sud et portent haut et fort l’héritage tribal, traditionnel et populaire du gospel africain, des polyphonies uniques au monde.

Vous pouvez jeter un petit coup d'oeil sur leur site :
www.sowetogospelchoir.com

Pour plus d'infos et voir le plan d'accès (Métro : ligne 5 Bobigny - Pablo Picasso), c'est sur
http://www.mc93.com/public/artistik/saison/01_gospel/index.htm

Pour réserver vos places au prix de 5 euros, appelez le théâtre au 01.41.60.72.72 en précisant que vous faites partie du groupe UEJF.

N'hésitez pas à forwarder l'invitation à vos amis !

En espérant vous voir dimanche...

L'équipe d'Art & Culture
par UEJF Art & Culture publié dans : Sorties
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