Edito

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Mardi 4 décembre 2007

cabaret.jpgL’histoire : Minuit, Le cabaret des hommes perdus est désespérément désert, comme souvent d’ailleurs. Le barman se résout enfin à fermer les portes, faute de clients, mais subitement, un jeune garçon fait irruption et s’écroule sur le parquet. Il bredouille d’une voix vacillante et essoufflée qu’il cherche un refuge pour échapper à une bande de « casseurs de pédé » l’ayant pris pour cible. Jeune provincial, tout fraîchement débarqué en ville, Dick va rencontrer son destin, ce soir-là, au cabaret des hommes perdus. Un destin qui ne se refuse pas, avec argent, amour et célébrité.

La critique :
Surprenant de prime abord, ce cabaret des hommes perdus touche par la justesse de son interprétation. Dick se retrouve face à son Destin et doit faire un choix de vie, le choix de vie que l’on prêtait bien souvent aux homosexuels : vivre dans l’outrance et la dépravation d’une vie underground ou le standard d’une vie rangée et « propre », mais cachée. Les tableaux s’enchaînent et nous transportent dans un monde plutôt malsain et dur. L’interaction avec le public est de mise grâce à l’interprétation haute en couleur de Denis D’Arcangelo, sorte de MC, mais qui s’avère être finalement bien plus que cela. On retrouve différentes influences musicales : du Starmania de Michel Berger au Cabaret de John Kander en passant par de la chansonnette lubrique à la Brassens ou du show de claquettes à l’américaine. Le sujet étant plutôt « sexué » et légèrement « trash », cette comédie musicale n’est pas à mettre entre toutes les mains… Ceci étant dit, régalez-vous avec la sortie DVD de ce spectacle aux deux Molières (Molière 2007 du meilleur spectacle musical et du meilleur auteur)!

En bref : Le Cabaret de Hommes Perdus, de Christian Siméon et Patrick Laviosa, mise en scène de Jean-Luc Revol, avec Denis D'Arcangelo, Alexandre Bonstein, Jérôme Pradon et Sinan Bertrand, double DVD, 25€

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par UEJF Art & Culture publié dans : DVD
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Mercredi 21 novembre 2007

Né de l’idée de Yves Jeuland, ce documentaire retrace plus de cent ans de l’histoire d’ombres et de lumière entre les juifs de France et la République. De l’affaire Dreyfus au regain de l’antisémitisme des années 2000 en passant par la Shoah et les répercussions du conflit israélo-palestinien, « Comme un juif en France » balaie à travers des images d’archives et des témoignages poignants notre histoire dans le pays des droits de l’homme. On retrouvera d’ailleurs avec plaisir les témoignages de deux anciens dirigeants de l’UEJF, Théo Klein et Paul Bernard qui apportent l’éclairage des étudiants de l’époque face aux différents évènements abordés.

 

Vous l’avez peut-être raté lors de sa diffusion sur France 3, aussi, vous pouvez le retrouver dès à présent en double DVD agrémenté de bonus aussi originaux qu’un florilège des fameuses histoires juives, l’histoire de la création de la chanson Douce France en yiddish interprétée par Dave ou encore des extraits de films yiddish d’après-guerre. Un très beau cadeau de Hanouka à mettre au pied de toutes les hanoukiots !

 

En bref : Comme un juif en France, documentaire de Yves Jeuland, coffret 2 DVD, 25€.

 

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par David Neuman publié dans : DVD
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Lundi 19 novembre 2007

Depuis le 4 Novembre, les oeuvres de 12 peintres juifs bulgares de talent sont exposées pour la première fois à Paris. 

Connus et reconnus dans le milieu culturel et artistique, les auteurs ont déjà tous exposé à Sofia, Vienne, et pour beaucoup, à Berlin, Moscou, ou aux USA. Certains d'entre eux enseignent également à l’Académie des Arts de Sofia.

L’exposition propose un voyage original : à la fois familier à travers un style façon Dali, Picasso, ou Chagal, et particulier dû à l’environnement culturel bulgare mélangé à l’identité juive des artistes.

Vous pourrez ainsi découvrir les toiles de Sabin (Sami Bidjerano) et son penchant pour les formes monumentales et les couleurs vives ; de Selma Todorova et de ses paysages romantiques, ou encore la modernité des créations de Slav Bakalov. Ce panorama est notamment complété par Jana Behar et Neda Vassileva, qui nous ouvrent leur monde imaginaire ou de Volodia Kenarev qui nous invite à une profonde introspection…

 

L’UEJF vous invite au vernissage de l’exposition qui aura lieu Mercredi 21 Novembre 2007, à partir de 18H00.

En Bref :

Quand ? Jusqu’au 2 janvier 2008, du lundi au jeudi 10H00-19H00, vendredi jusqu'à 15H00

Où ? A la Galerie du Centre d’Art et de la Culture de l’Espace Rachi : 39, rue  Broca 75005 Paris. 

Qui ? Les Artistes : Gredi Assa, Slav Bakalov, Jana Behar, Sami Bidjerano, Andrej Daniel, Reni Haim, Simeon Krystew, Ivaylo Mirchev, Neli Sand, Selma Todorova, Neda Vassileva. Exposition organisée sous l'égide du B'nai B'rith  

par Céline Touboul publié dans : Art
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Dimanche 18 novembre 2007

L’histoire : Au début du vingtième siècle, une famille de paysans siciliens ancrée dans ses traditions décide de s’embarquer pour le Nouveau Monde, l’Amérique. A bord du navire, ils font la connaissance d’une anglaise mystérieuse symbole du monde moderne auquel ils aspirent. Mais l’entrée dans ce monde n’est pas donnée à tout le monde et franchir la « Golden Door » à Ellis Island ne se fera pas sans heurt…

 

 

Notre avis : C’est une histoire qui, de sa singularité, tend à l’universel. Celle de la migration vers un avenir meilleur. Celle de peuples, d’individus qui, pour assurer une vie plus douce à leurs enfants sont prêts à tout quitter. Le film de Emanuele Crialese nous dépeint à merveille le déchirement de cette famille qui devra surmonter de nombreuses épreuves et tests en tout genre pour démontrer son aptitude à entrer dans le Nouveau Monde. La description d’Ellis Island fait froid dans le dos : on en ressort un peu avec l’impression d’une volonté de la part des américains de créer une race supérieure… Le chemin est long et rude pour pouvoir se baigner dans la mer de lait biblique représentée dans le film dans de belles scènes oniriques.

 

 

En bref : « Golden Door », film dramatique de Emanuele Crialese, avec Charlotte Gainsbourg et Vincenzo Amato.

 

 

Pour télécharger le dossier de presse, cliquez ici.

 

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par David Neuman publié dans : DVD
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Samedi 17 novembre 2007

Ce sont plus d’une centaine de textes qu’ont compilées ici Armand et Eliette Abecassis dans ce qu’on pourrait qualifier « d’anthologie de la littérature juive ». Les textes courent sur 3000 ans d’histoire juive de la Bible à Philip Roth.

Les textes, tous commentés  n’ont de commun que la judaïté de leur auteur ou le fait qu’ils écrivent sur le peuple juif (Pascal, Chateaubriand), de Herzl à Nahman de Barslav, de Kafka au rabbi Joseph Caro, d’Amos Oz à Rachi. Tout comme les juifs, ce livre parle toutes les langues dans lesquelles le peuple du livre a parlé et écrit et aussi celles qu’il a inventées, en les mélangeant avec la langue du pays.

 

Les textes de la Bible sont très présents dans cette anthologie, ainsi que les textes des grands commentateurs. Un extrait ?

Lève - toi ma compagne, ma belle, viens-t’en! Car voici que l’hiver est passé, la pluie a cessé, elle s’en est allée, les fleurs sont apparues dans le pays, le temps de la chanson est arrivé, la voix de la tourterelle se fait entendre dans notre pays, le figuier a mûri ses fruits verts. Et les ceps en bouton ont répandu leur senteur. Lève-toi ma compagne, ma belle, viens-t’en ! Le Cantique des Cantiques 2,10-13

 

Soudain, on passe des textes religieux aux plus beaux textes de la littérature. Un autre extrait ?

Pourquoi je suis juif ? Je suis juif, parce que, né d’Israël, et l’ayant perdu, je l’ai senti revivre en moi, plus vivant que moi-même. Je suis juif, parce que, né d’Israël, et l’ayant retrouvé, je veux qu’il vive en moi, plus vivant qu’en moi-même. Je suis juif, parce que la foi d’Israël n’exige de mon esprit aucune abdication. […] Je suis juif parce qu’en tout lieu où pleure une souffrance, le Juif pleure. Je suis juif, parce qu’en tout temps où crie une désespérance, le juif espère. Edmond Fleg, Pourquoi je suis juif.

 

Ensuite, on passe par les textes du Chapitre « La pensée moderne » qui regroupe aussi bien Raymond Aron qu’Emmanuel Levinas, Albert Einstein que Gershom G. Sholem, Léon Ashkenazi que Jacques Derrida. Après cela, c’est un ensemble de texte sur la Shoah qui nous est proposé avec Primo Levi, Elie Wiesel, Hannah Arendt. Puis, du Proust, du Durkheim, du Spinoza. Et enfin un chapitre sur l’humour juif avec les Marx Brothers et Woody Allen.

Un dernier extrait pour la route ?

Non seulement les juifs nous ont donné le Christ et Karl Marx, mais en plus ils se sont offert le luxe de ne suivre ni l’un, ni l’autre. Sir Peter Ustinov

 

Cette anthologie est une chance pour nous d’avoir un aperçu du panorama de la littérature juive, si riche et diverse. Le livre des passeurs, Armand et Eliette Abécassis, le père et la fille, nous transmettent ici, que, de toutes les générations, les juifs ont écrit et pensé et que nous devons, en portant l’héritage millénaire, continuer dans cette voie.

 

En bref : Le livre des passeurs de Armand et Eliette Abécassis, ed. Robert Laffont, 473 p., 23€.

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par Elie Petit publié dans : Livres
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Samedi 17 novembre 2007

La sélection UEJF Art et Culture du mois dans la catégorie Musique est l’album de la chanteuse israélienne Yael Naim. Un album magnifique, entre pop et folk, mi guitare-mi piano, entre trois langues, qui nous offre un voyage dans l’univers superbe de cette chanteuse douée.

Née en 1978 à Paris, elle passe toute son enfance à Ramat Hasharon, près de Tel Aviv et étudie le piano pendant près de dix ans au conservatoire. En 2000, elle est repérée lors d’un concert caritatif par Elie Chouraqui et engagée pour jouer le rôle de Myriam dans la comédie musicale les 10 commandements et celui de Calicia dans sa seconde tentative, Gladiateur. Passé l’échec de son premier album (In a man’s womb, EMI, 2001), elle nous revient cette année avec une série de chansons toutes plus belles et touchantes les unes que les autres.

Signée chez le label au grand flair Tôt ou Tard (Vincent Delerm, Peter Van Poehl, Thomas Fersen, Bumcello…), elle a collaboré avec le multi-instrumentiste David Donatien (collaborateur notamment de Bernard Lavillier) dont les arrangements font mouche à chaque fois. Toutes les chansons ont reçu une finition exemplaire qui fait de chacune une perle remarquable. Elle est accompagnée en studio par Gary Lucas (co-auteur de Mojo Pin et Grace de Jeff Buckley), Xavier Tribolet (batterie et piano) et Laurent David (bassiste et guitare).

A écouter surtout Levater, chanson très mélancolique et entraînante en même temps par son arrangement superbe. Lonely est un vrai bijou, tout comme Paris et Pachad qui débutent et finissent l’album. A ne pas manquer aussi, la reprise du tube de Britney Spears, très gonflée et le hit New Soul, qui passe déjà sur nos radios.

Laissez-vous conquérir par cette voix douce et envoutante et vous verrez votre coté fleur bleue ressortir sans crier gare. Dubitatif, au départ, aujourd’hui il n’y a plus de doute, Yael Naim est le coup de cœur musical du mois.

 

En bref : Yael Naim, album éponyme, label Tôt ou Tard, 16€.

En concert à la Boule Noire du 23 novembre au 15 décembre.

 

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par Elie Petit publié dans : Musique
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Samedi 17 novembre 2007

L’impossible retour est le résultat du formidable travail de recherche et de recueil de témoignages du journaliste et écrivain Olivier Guez. Ce livre nous raconte la vie des juifs en Allemagne depuis 1945.

Tout d’abord, il y a la guerre et la victoire des alliés. C’est l’Allemagne année zéro (comme le titre du film de Rossellini, Germania anno zero). Des milliers de juifs affluent dans les camps de refugiés, véritables shtetls artificiels dont certains resteront ouverts jusqu’en 1957 dans l’espoir de partir bientôt vers la Palestine. Les alliés se partagent alors l’Allemagne à Yalta. Les dirigeants de la toute nouvelle RFA comprennent qu’ils seront juges à l’aune de la manière dont ils traiteront les juifs. Suit alors la politique de dédommagements et de restitution des biens dont les juifs avaient été spoliés, la Wiedergutmachung.

Le philosémitisme est alors de circonstance mais l’esprit des nazis est toujours là, car nombreux sont ceux qui ont collaboré. Adenauer décide d’amnistier au fur et à mesure les membres du NSDAP. Jusqu’aux scandales qui éclabousseront son entourage au passé plus que trouble.

Le peuple allemand vit un total déni de la Shoah et ne parle que des souffrances allemandes.

C’est la génération suivante qui, quand elle comprendra ce qu’ont pu potentiellement faire leurs parents et grands-parents exigera de faire la lumière sur le passé nazi de l’Allemagne. Malheureusement, le mouvement d’extrême gauche tourne à l’antisionisme après la guerre de 1967 et tout le travail de mémoire est à recommencer.

C’est au travers de ses rencontres et des ses lectures qu’Olivier Guez nous fait vivre les malaises et les doutes des juifs en Allemagne. Trahis par l’extrême gauche, détournés après 1967 de l’idéal sioniste, apeurés devant le silence allemand et ébahis devant le geste de Willy Brandt devant le monument à la mémoire du ghetto de Varsovie en 1970.

Aujourd’hui, l’Allemagne est la première terre d’émigration juive en Europe. Elle a su intégrer son histoire et ses crimes. Pour preuve, la construction de mémoriaux de la Shoah dans les centres-villes allemands.

Ce livre, par son détail, sa documentation, ses témoignages est un ouvrage de référence pour l’histoire ashkénaze d’après-guerre.

 

En bref :  L'impossible retour de Olivier Guez, ed. Flammarion, 336 p., 22€.

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par Elie Petit publié dans : Livres
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Samedi 17 novembre 2007

L’histoire : Jonathan Wachsman, peintre américain riche et célèbre, décide à l’occasion d’une exposition à Londres, de retrouver la muse qui lui a plus ou moins donné envie de débuter sa carrière. Sur les terres de son grand amour, la réalité fait face. Le héros est exaspéré par le mari ronchon qui n’a absolument pas les mêmes perceptions de la vie que lui. Les blessures du passé refont surface. Viennent alors les reproches, regrets et autres sensations d’inachevé vécues par nos héros.

 

La critique : Avec un voyage dans l’espace et dans le temps, Donald Margulies nous offre une merveilleuse occasion de nous pencher sur les rapports humains, divers et variés. Tout est abordé ou presque : le couple, l’argent, la relation entretenue avec le succès, les remords ou encore les regrets. Rien n’échappe à cet homme talentueux de 53 ans.

Lors d’une exposition, Jonathan accorde une interview à une journaliste qui réussit, en l’importunant, à faire ressortir de nombreuses blessures enfouies dans le cœur de l’artiste. L’identité juive entre alors en jeu. On réalise que la Shoah est présente dans l’œuvre de ce nouveau maître de l’art contemporain. De nombreux tableaux dévoilent l’âme blessée du peintre ayant perdu de nombreux parents dans l’Holocauste. Cette souffrance est également révélée par une certaine paranoïa qui émerge dès que l’on aborde le thème de l’identité juive.

Autre sujet exposé, la peur de l’assimilation qui apparaît aux yeux de notre futur peintre comme un outrage à sa famille, à son identité, et à sa religion. 

Côté jeu, les acteurs incarnent avec délicatesse et justesse les contradictions humaines qui construisent leurs personnages.

Jean-Pierre Lorit, en peintre tourmenté, réussit à nous plonger dans les errements du héros. Jean-Pierre Malo, en mari ronchon, arrive à exposer justement les peines et les incompréhensions  de son personnage. Elodie Navarre, la journaliste allemande incarne le « monde extérieur » et met en scène les incompréhensions qui peuvent exister à l’égard d’un certain « ressenti juif » qui peut être comparé à de la paranoïa. Enfin, Barbara Shultz, faisant preuve d’une légèreté et d’une rigueur profonde donne de la vie à la mise en scène signée Michel Fagadau. Cette dernière, dans des décors clairs et épurés, illumine l’histoire et les personnages. Allez-y « en toute confiance ».

 

En bref : En toute confiance de Donald Margulies

Adaptation et mise en scène de Michel Fagadeau

Comédie des Champs-Élysées. Du mardi au samedi 21h, samedi et dimanche à 16h30

Tarifs jeunes -26ans : 10€ du mardi au jeudi selon disponibilités.

par Léa Berdugo publié dans : Théâtre
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Samedi 17 novembre 2007

Bernard-Henri Lévy nous revient ce mois-ci avec un nouvel ouvrage, Ce grand cadavre à la renverse. Après avoir parcouru et dépeint une Amérique vertigineuse, enquêté au Pakistan sur l’assassinat du journaliste Daniel Pearl, il fait cette fois le diagnostic d’un patient qu’il porte dans son cœur : la gauche française. Un patient usé par ses dernières défaites, les coup bas de ses dirigeants entre eux.

 

En commençant son livre par le récit de son entretien téléphonique avec Nicolas Sarkozy (courant alors vers la victoire) qui lui demande de se rallier, il nous décrit un homme sûr de lui, a qui personne, jusque là, n’a pu résister. Mais BHL résiste, ses valeurs résistent, ses réflexes sont là. Oui, pour BHL, tout est affaire de réflexes, hérités des combats de la gauche comme le dreyfusisme, l’antifascisme, l’anticolonialisme, le soixante-huitisme. Tous ces combats dont il se sent l’héritier font de lui un homme de gauche.

 

BHL nous décrit une gauche en décomposition, à refonder de fond en comble et surtout à vider des ses fantômes. Le diagnostic est dur, très dur, mais BHL y croit, il espère. Et souhaite bon courage aux réformateurs...

 

En bref : Ce grand cadavre à la renverse de Bernard-Henri Lévy, ed. Grasset, 422 p., 19,90€. 

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par Elie Petit publié dans : Livres
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Mercredi 7 novembre 2007

THEATRE

- En toute confiance

Jonathan, peintre juif new-yorkais, revient sur les terres de son amour de jeunesse. Cette rencontre remet en question son regard sur sa vie, ses œuvres, son identité et ses origines. Une comédie dramatique qui en dit long sur les rapports humains.

Comédie des Champs-Élysées, 15 avenue Montaigne 75008 Paris. Tarifs : jeunes -26 ans, 10 euros du mardi au jeudi selon les disponibilités.

 

- Chemin du ciel

de Juan Mayorga. Mise en scène de Jorge Lavelli.

Du vendredi 09 novembre au dimanche 16 décembre  au Théâtre de la tempête. Cartoucherie de Vincennes 75012  Paris.

 

CONCERT

- Denis Cuniot

le 8 novembre au New Mornig à 21h.

 

- Yaël Naïm

Chanteuse, compositrice mais aussi productrice, Yaël Naïm est née à Paris et a été élevée en Israël. L’artiste à la voix claire se produira à la boule noire du 23 novembre au 8 décembre.

 

- Festival Jazz' n' Klezmer, jusqu'au 2 décembre :

Estelle Goldfarb & DJ Click, le 10 novembre à 20h45. Espace Rachi, 39, rue Broca, Paris-5e.

Anakronic Electro Orkestra et Golem, le 11 novembre à 19h. Café de la Danse , 5, passage Louis-Philippe, Paris 11e.

David Krakauuer, le 28 novembre au New Morning à 20h30.

 

RENCONTRE

- Joan Sfar

Conversation avec Philippe Jean Catinchi, journaliste au Monde. A l’occasion de la parution de Klezmer, volume III, éd. Gallimard

Jeudi 29 novembre 2007 à 19 h 30 au musée d’art et d’histoire du judaïsme.

 

TELEVISION

- Comme un juif en France. Diffusion en deux parties, le 6 novembre à 23h05 et le 7 novembre à 20h50, sur France 3. En s’appuyant sur de multiples témoignages, le réalisateur Yves Jeuland réussit avec justesse à souligner les différentes étapes de l’intégration et de la vie des juifs en France de l’affaire Dreyfus jusqu’à nos jours.

par Léa Berdugo publié dans : Agenda Culturel
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