L’histoire :
Minuit, Le cabaret des hommes perdus est désespérément désert, comme souvent d’ailleurs. Le barman se résout enfin à fermer les portes, faute de clients, mais subitement, un jeune garçon fait
irruption et s’écroule sur le parquet. Il bredouille d’une voix vacillante et essoufflée qu’il cherche un refuge pour échapper à une bande de « casseurs de pédé » l’ayant pris pour cible. Jeune
provincial, tout fraîchement débarqué en ville, Dick va rencontrer son destin, ce soir-là, au cabaret des hommes perdus. Un destin qui ne se refuse pas, avec argent, amour et
célébrité.
La critique : Surprenant de prime abord, ce cabaret des hommes perdus touche par la justesse de son interprétation. Dick se retrouve face à son Destin et doit faire un choix de vie,
le choix de vie que l’on prêtait bien souvent aux homosexuels : vivre dans l’outrance et la dépravation d’une vie underground ou le standard d’une vie rangée et « propre », mais
cachée. Les tableaux s’enchaînent et nous transportent dans un monde plutôt malsain et dur. L’interaction avec le public est de mise grâce à l’interprétation haute en couleur de Denis
D’Arcangelo, sorte de MC, mais qui s’avère être finalement bien plus que cela. On retrouve différentes influences musicales : du Starmania de Michel Berger au Cabaret de John Kander en
passant par de la chansonnette lubrique à la Brassens ou du show de claquettes à l’américaine. Le sujet étant plutôt « sexué » et légèrement « trash », cette comédie musicale
n’est pas à mettre entre toutes les mains… Ceci étant dit, régalez-vous avec la sortie DVD de ce spectacle aux deux Molières (Molière 2007 du meilleur spectacle musical et du meilleur
auteur)!
En bref : Le Cabaret de Hommes Perdus, de Christian Siméon et Patrick Laviosa, mise en scène de Jean-Luc Revol, avec Denis D'Arcangelo, Alexandre Bonstein, Jérôme Pradon et
Sinan Bertrand, double DVD, 25€



Né de l’idée de Yves Jeuland, ce documentaire
retrace plus de cent ans de l’histoire d’ombres et de lumière entre les juifs de France et la République. De l’affaire Dreyfus au regain de l’antisémitisme des années 2000 en passant par la Shoah
et les répercussions du conflit israélo-palestinien, « Comme un juif en France » balaie à travers des images d’archives et des témoignages poignants notre histoire dans le pays des
droits de l’homme. On retrouvera d’ailleurs avec plaisir les témoignages de deux anciens dirigeants de l’UEJF, Théo Klein et Paul Bernard qui apportent l’éclairage des étudiants de l’époque face
aux différents évènements abordés.
Depuis le 4 Novembre, les oeuvres de 12 peintres
L’histoire : Au début du vingtième siècle, une famille de paysans siciliens ancrée dans ses traditions décide de s’embarquer pour
le Nouveau Monde, l’Amérique. A bord du navire, ils font la connaissance d’une anglaise mystérieuse symbole du monde moderne auquel ils aspirent. Mais l’entrée dans ce monde n’est pas donnée à
tout le monde et franchir la « Golden Door » à Ellis Island ne se fera pas sans heurt…

La sélection UEJF Art et Culture du mois
dans la catégorie Musique est l’album de la chanteuse israélienne Yael Naim. Un album magnifique, entre pop et folk, mi guitare-mi piano, entre trois langues, qui nous offre un voyage dans
l’univers superbe de cette chanteuse douée.
L’impossible retour est le résultat
du formidable travail de recherche et de recueil de témoignages du journaliste et écrivain Olivier Guez. Ce livre nous raconte la vie des juifs en Allemagne depuis 1945.
L’histoire : Jonathan Wachsman, peintre américain riche et célèbre, décide à l’occasion d’une exposition à Londres, de retrouver la muse qui lui a plus ou moins donné envie de débuter sa carrière. Sur les terres de son grand amour, la réalité fait face. Le héros est exaspéré par le mari ronchon qui n’a absolument pas les mêmes perceptions de la vie que lui. Les blessures du passé refont surface. Viennent alors les reproches, regrets et autres sensations d’inachevé vécues par nos héros.
Bernard-Henri Lévy nous revient ce mois-ci
avec un nouvel ouvrage, Ce grand cadavre à la renverse. Après avoir parcouru et dépeint une Amérique vertigineuse, enquêté au Pakistan sur l’assassinat du journaliste Daniel Pearl, il fait cette
fois le diagnostic d’un patient qu’il porte dans son cœur : la gauche française. Un patient usé par ses dernières défaites, les coup bas de ses dirigeants entre eux.

