Edito

Bienvenue sur le site de l'UEJF Art & Culture pour découvrir nos coups de coeur, nos critiques, nos réducs et nos sorties !

N'hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires et si vous souhaitez faire partie de l'équipe, faites-le nous savoir sur uejfac@yahoo.fr !

Bonne lecture et à bientôt pour nos prochaines sorties...

Tout l'équipe Art & Culture.

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Images aléatoires

Vendredi 11 janvier 2008

surv.jpg
L'UEJF Art et Culture vous invite en exclusivité à l'avant-première de
Survivre avec les loups en présence de la réalisatrice Vera Belmont et de Misha Defonseca, protagoniste de cette histoire vraie, le 15 janvier à 19h30 au cinéma le Bretagne.

L’histoire
: Une petite fille de 8 ans parcourt l'Europe nazie à la recherche de ses parents.
Elle s'appelle Misha. Elle est juive. Son père et sa mère viennent d'être déportés. Elle ne sait qu'une seule chose : ils sont à l'est. A l'aide d'une simple petite boussole, elle quitte sa Belgique natale et rejoint l'Ukraine à pied, traversant l'Allemagne et la Pologne, dans l'espoir de les retrouver.
Pour survivre, elle vole de la nourriture et des vêtements.
Pour survivre, elle évite les hommes et leur violence.
Pour survivre, elle intègre une meute de loups. Et devient l'une des leurs.

  Invitations sur simple demande.

En Bref : Avant-Première exceptionnelle de Survivre avec les loups en présence de Véra Belmont et Misha Defonseca, le Mardi 15 janvier au cinéma Le Bretagne à 19h 30.

Info/contact : Noémie 06 21 50 80 84, uejfac@yahoo.fr

30 places uniquement.

par UEJF Art & Culture publié dans : Cinéma
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 9 janvier 2008

delerm.jpgVincent Delerm nous revient avec un album de duos enregistrés lors de sa résidence de trois semaines à la Cigale en fin 2006.

Il réussit parfaitement le passage de témoin entre les jeunes chanteurs les plus vendeurs (Cali, Benabar), ceux encore assez confidentiels (Cherhal, Monnet)  et les moins jeunes (Moustaki, Souchon, Renaud, Yves Simon, Alain Chamfort). Tous ces invités représentent les influences de la musique de Delerm, qui se trouvent aussi à l’étranger comme le montrent ses collaborations avec le suédois Peter Van Poehl et l’irlandais Neil Hannon de The Divine Comedy.

Delerm accompagne ses amis au piano, dans des arrangements magnifiques bien que peu fournis. Introduisant les chansons par des dialogues très drôles avec ses invités d’un soir, le pince-sans-rirede la chanson française nous transporte avec lui, à la Cigale.

Peu d'albums de duos atteignent un tel niveau. Dans celui-ci, outre la qualité du choix des chansons,  le véritable plaisir provient de l’ambiance live qui laisse une part aux ratés de toutes sortes ainsi qu’aux éclairs de génie.

La majorité des chansons de cet album ne sont pas des tubes de la chanson française mais de très belles chansons à texte. Leurs auteurs, parfois oubliés, voient leur œuvre connaître une nouvelle jeunesse sous les doigts du pianiste à la voix frêle, comme la chanson C’était bien de Bourvil que Delerm fait renaître avec Helena Noguerra.

On écoutera surtout : Favourite Song de Neil Hannon, Les gens qui doutent, très émouvantes avec Jeanne Cherhal et Franck Monnet et surtout Poulet N 728120 de Katerine qui est un chef d’œuvre drolatique de chanson surréaliste.

Un superbe album, donc. A écouter sans modération.

En bref : Favourite Songs de Vincent Delerm, Warner, 15 euros.

Cliquez ici pour acheter Favourite Songs sur Amazon.fr 
par Elie Petit publié dans : Musique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 8 janvier 2008

rouzaud-copie-1.jpgSous ce titre aux allures d’oxymore se cache une compilation des « pilules » dudit docteur Rouzaud qui officie notamment en tant que chroniqueur sur Radio Nova. Une pilule est un court texte tournant autour d’un mot, le traitant dans son sens (ainsi que dans son sens inverse) mais aussi dans son étymologie, comme dans les associations d’idées qu’il suscite. Rouzaud y délivre son venin contre une société de consommation qui ne manque pas de créer chez lui quelques sujets d’énervement.

Un grand mélange  de verbes, d'adjectifs, des expressions : Les blondes, les acteurs, les américains, la nouvelle chanson, la famille, les bobos, les t-shirts, la déco, les enfants tyrans, le fric, la télé… Tout y passe. 

Tous les mots qui façonnent notre langage et surtout notre époque sont ici décortiqués. Rouzaud prend le mot comme une thématique, tourne autour, le retourne avec ses jeux de mots, ses rimes plus souvent pauvres que riches (mais peu importe ici, si c’est drôle et impertinent) et ses associations astucieuses. On est ébloui par la facilité avec laquelle le célèbre docteur enchaine allitérations et assonances, calembours et contrepèteries.

Malheureusement, le comique réside aussi et surtout dans la manière dont Rouzaud prononce ses chroniques à la radio, sur un fond de musique électro, dans une scansion légère, avec sa voix si spéciale. Donc, à moins d’être un grand fan du bon docteur Rouzaud, passez votre chemin et préférez plutôt ses chroniques live sur Radio Nova.

En bref : J'ai tort d'avoir raison, chronique de Jean Rouzaud, éd. Scali, 324 p., 23 euros.

Cliquez ici pour acheter J'ai tort d'avoir raison sur Amazon.fr
par Elie Petit publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 5 janvier 2008

 

Chère Edzia, chers enfants...

1939-1944, Correspondance de la famille Rotgold

 

 FRONTE-VOL.jpg

Théâtre Berthelot

du 11 au 13 janvier 2008

vendredi et samedi à 20h30, dimanche à 16h

 

Un spectacle à voir absolument pour que ces paroles soient encore et toujours entendues. (Actualités juives)

Un spectacle poignant, un regard sur l’histoire. Cette pièce témoigne avec émotion des douleurs de la déportation ( La République du Centre)

 

Chère Edzia, chers enfants… est le fruit de l’adaptation d’une correspondance éditée par le CERCIL en 2002 entre Mordka Rotgold, interné au camp de Beaune-la-Rolande, sa femme Edzia et ses enfants. Une correspondance exceptionnelle car, peu avant d’être déporté à Auschwitz le 28 juin 1942 par le convoi n° 5, ce père de famille a renvoyé une partie des lettres qu’il avait reçues de ses cinq enfants.

 

 

Adaptation et mise en scène : Pierre Katuszewski

Avec : Pierre Katuszewski, Emilie Leconte, Massimo Prearo, Juliette Subira

D’après des textes réunis et présentés par Serge Rodgold, Editions CERCIL 2002

 

RESERVATIONS 01 41 72 10 35

ACCES 6, rue Marcellin Berthelot - 93100 Montreuil Métro : Croix-de-Chavaux (ligne 9) – sortie Kléber Bus : 102, 122, 127

Voiture : périphérique sortie Porte de Montreuil, direction centre ville jusqu’à la place Jacques-Duclos (Croix-de-Chavaux)

TARIFS 12 € Tarif plein / 8 € Tarif réduit / Gratuité pour les chômeurs montreuillois en fin de droits et allocataires du RMI

 

par UEJF Art & Culture publié dans : Théâtre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 4 janvier 2008

ushpizin.jpgA l’occasion de la sortie en DVD du film Ushpizin le 15 décembre, l’UEJF Art & Culture organise un grand jeu-concours pour vous faire découvrir son tout nouveau blog.

Tentez de gagner l’un des dix DVD du film Ushpizin en répondant à la question suivante :

Dans quel film n'a pas tourné Ronit Elkabetz ?
1. La visite de la fanfare
2. Kadosh
3. Prendre femme
  

Le concours est à présent terminé. Nous vous remercions de votre participation. 

Fin du concours : 7 janvier 2008.

Le film : A l'approche des fêtes juives de Soukkoth, Moshé et Mali, un couple de juifs ultra-orthodoxes en proie à de graves difficultés financières, prient Dieu de leur venir en aide. Aussi quand ils découvrent une enveloppe anonyme de 1000 dollars devant leur porte, nul doute pour eux qu’il s’agit d’un miracle. Ils s’apprêtent donc à fêter dignement Soukkoth mais voient leurs préparatifs troublés par l’arrivée de deux anciens camarades de Moshé. Ils viennent de s’évader de prison et sont bien déterminer à passer les fêtes avec eux. Une intrusion qui devrait mettre leur foi à rude épreuve… Ce film est avant tout le témoignage d’une amitié forte, celle de Giddi Dar, le réalisateur, et de Shuli Rand, l’acteur principal. Apres avoir tourné plusieurs fois ensemble Shuli devient ultra-orthodoxe, Giddi décide alors de faire un film ou il pourrait jouer. C’est ainsi que naît Ushpizin. Ce film a rencontré un succès mérité en Israël (prix du meilleur acteur et nomination pour le meilleur second rôle à l’Académie du cinéma israélien) avec pourtant une contrainte difficile, celle de ne pas être diffusé pendant shabbat. Tout en émotion et en pudeur, Ushpizin est certainement le film qui approche au plus près la vérité de la communauté ultra-orthodoxe. Après avoir eu quelques difficultés pour trouver un distributeur, le film sort finalement en France en octobre 2006. Aujourd’hui le film sort enfin en DVD pour le plus grand plaisir de tous ceux qui y ont vu un message de tolérance et une incroyable aventure humaine.

En bref : Ushpizin, film israelien de Giddi Dar avec Shuli Rand, Michal Bat-Sheva Rand, Shaul Mizrahi et Ilan Ganani. Sortie DVD le 15 décembre 2007, durée 1h30.

par UEJF Art & Culture publié dans : DVD
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 3 janvier 2008
Ellis.jpg
L'UEJF Art et Culture vous propose une immersion dans l'histoire de l'immigration américaine à travers l'expo de la cité de l'immigration.
Embarquez pour Ellis Island le dimanche 6 janvier à 15h et répondez le plus rapidement possible au test que nous vous avons concocté!
La visite du musée sera suivie de la correction du quizz autour d'un café!
Cette sortie est GRATUITE! (prix de la conso non inclus)
Info et réservations:  Noémie  06 21 50 80 84/ uejfac@yahoo.fr

En bref : Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration ,
293, avenue Daumesnil Paris 12e, Métro : Porte Dorée.
Le dimanche 6 janvier 2008 à 15h
Paf: gratuit!
par UEJF Art & Culture publié dans : Sorties
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 16 décembre 2007

page-1.jpg

Lorsque sa fille lui a tendu un exemplaire de Mein Kampf trouvé dans une cave, le corps de Linda Ellia « se met à trembler, à brûler ». Sa vie « soudain bascule ». Que faire devant le livre qui a engendré l’un des plus grands massacres de l’histoire de l’humanité ? De rage, de nerfs, Linda Ellia utilise l’arme qu’elle maîtrise le mieux, la seule capable de faire taire l’immonde : l’art. Elle prend un gros marqueur rouge et dessine sur les pages, une trentaine au total, avant de se rendre compte que cette expérience libératrice devait être collective. Elle arrache alors les pages et les donne à sa famille, à des artistes plus ou moins célèbres, à des inconnus dans la rue. Le résultat : 600 pages raturées, déchirées, peintes, gribouillées, griffonnées, annotées, illustrées… 600 pages qui sont autant de réactions différentes face à l’horreur absolue, autant de manières de combattre. 600 pages qui nous attrapent quelque part au dessus du nombril et ne nous lâchent plus. 600 pages qui font du combat contre l’oubli, contre le racisme, contre les persécutions de toutes sortes, un combat collectif, notre combat.

Se réapproprier les mots que l’horreur nous a volés, ces mots dévoyés de leur sens, ceux qui ont justement donné naissance à l’indicible, voilà ce que l’œuvre initiée par Linda Ellia nous offre. Cadeau sans prix, plus qu’une œuvre de mémoire, c’est une œuvre de guérison, une œuvre engagée dans des combats toujours à mener.

« Puisse cette initiative, faire naître en chacun de nous, l'envie de ne jamais rester passif et de ne jamais céder à la contagion de la haine. » Linda Ellia

page-2.jpgpage-3.jpgpage-4.jpgpage-5.jpg

En bref : Notre Combat de Linda Ellia, préface de Simone Veil, Ed. Seuil, 39 euros. www.notrecombat.net (de nombreuses pages y sont visibles)

Cliquez ici pour acheter Notre combat sur Amazon.fr

par Noémie Toledano publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 9 décembre 2007

chemin.jpgLe jeudi 13 décembre à 20h15, l'UEJF Art et Culture vous propose sa sortie théâtre du mois de Décembre : Chemin du ciel, pour la première fois en français.

Le thème de cette pièce est inspiré d'un fait réel et bien concret : un des épisodes de la dernière guerre mondiale, qui concerne l'extermination des juifs. Dans la ville de Terezin, à quelques kilomètres de Prague et dans le ghetto concentrationnaire du même nom, la propagande nazie organisa en juin 1944 une mise en scène cynique et répugnante. Les prisonniers furent sommés, sous peine de mort, de "jouer" des scènes heureuses de la vie au camp, écrites tout spécialement par le Commandant. On y voyait jouer les enfants, les jeunes et les vieux faire de la musique, lire les journaux, se promener, vendre des ballons… Chaque détail, chaque geste, chaque mot obligé, visant à simuler une vie parfaitement "normale" dans un village fortifié. Tout cela fut monté dans le but d'aveugler l'inspecteur de La Croix-Rouge, missionné par la Société des Nations. Le rapport dudit inspecteur témoigna du bon traitement des juifs au camp de Terezin.

La création française de "Chemin du ciel" est l'occasion d'œuvrer pour la mémoire de la Shoah et de dénoncer le mensonge qui, au service de l'entreprise d'extermination du peuple juif, sert encore à protéger et banaliser ses bourreaux. 

La représentation sera suivie d'une rencontre avec l'équipe de la pièce.

Tarif : 9€ pour les adhérents, 11€ pour les non-adhérents au lieu de 18€.

Lieu: théâtre de la Tempête, métro Château de Vincennes, puis navette gratuite jusqu'au théâtre (départ toutes les 15 min).

Infos et réservations : Noémie au 06 21 50 80 84 ou uejfac@yahoo.fr

par Noémie Tolédano publié dans : Sorties
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 9 décembre 2007

marek.jpgMarek Halter est de retour, assez en forme, il faut le reconnaître. Néanmoins, à bientôt 72 ans, il songe à la mort et craint de ne plus pouvoir s’exprimer sur les sujets qui lui tiennent à cœur.

C’est pourquoi, dans Je me suis réveillé en colère, Marek Halter revient en vingt chapitres sur autant de combats qui ont forgés une vie d’engagement militant. Du communautarisme à l’écologie, du conflit israélo-palestinien à l’antiaméricanisme,  de l’altermondialisme à  la religion, tout y passe. Avec plus ou moins de brio, Halter jette ses colères sur chacun de ces sujets et sur la manière dont notre société les appréhende. La colère est décidément très tendance cette année, après la colère saine de Ségolène royal, Marek Halter met à jour la colère de survie.

Le procédé est original et intéressant : Marek Halter nous raconte sa rencontre avec un juif orthodoxe, place des Vosges, devant la statue de Louis XIII. Celui-ci, très calme, est assis sur un banc et propose à Marek Halter de revenir chaque matin lui expliquer d’où vient son courroux. L’échange entre les deux hommes est très intéressant et très référencé.

Malheureusement, cette accumulation de colères fait que Marek Halter se perd un peu dans ses sujets. On est perturbé par son traitement de la question écologique et surtout par ses remarques sur le régime de Poutine, aux vues des dérives actuelles.

On ne voit pas vraiment où Marek Halter veut en venir quand son interlocuteur disparaît et que l’on apprend qu’il n’existait pas. Il se décrédibilise un peu en instaurant le doute chez le lecteur à propos de ses hallucinations probables quant à l’existence de son confident.

Un livre par moments intéressant, mais trop condensé et trop divers au niveau des sujets pour en retirer une véritable réflexion. On y ressent une certaine émotion quand on comprend le sentiment d’urgence et la peur de la mort s’emparant de Marek Halter, mais le contenu, trop précipité, ne permet pas d’apprécier à leur juste valeur les combats de ce militant éternel.

En bref : Je me suis réveillé en colère de Marek Halter, ed. Robert Laffont, 198 p., 17 euros.
 

Cliquez ici pour acheter Je me suis réveillé en colère sur Amazon.fr
par Elie Petit publié dans : Livres
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 5 décembre 2007
groucho.gifC’est au Théâtre de l’Atelier que sont lues, en ce moment, les correspondances du plus célèbre des Marx Brothers, Groucho Marx.

Un petit rappel historique est peut-être nécessaire : Les 5 frères Marx (Chico, Harpo, Groucho, Grummo et Zeppo) sont nés entre 1887 et 1901 à New York. Leur père, originaire de Strasbourg, les fait former à la comédie et à la musique et ils sillonnent le pays dès 1909. C’est en 1926 que nait réellement le collectif des Marx Brothers pour leur première comédie musicale, The Coconuts, qui sera un succès triomphal.

Ils devinrent des stars de cinéma, concurrençant Chaplin dans le cinéma comique des années 30. Apres leur dissolution en 1949, chacun pris une route différente. Groucho devint animateur de télévision et écrivit ses mémoires (Groucho and Me, 1959, et Memoirs of a Mangy Lover, 1964).

C’est ici de la vie et l’œuvre de Groucho dont il est question. Jean-Pierre Marielle tient le rôle du moustachu au cigare. Accompagné de son acolyte, Pierre Vernier, celui-ci jouant les destinataires et expéditeurs des lettres, ils égrènent les correspondances de Groucho Marx chronologiquement jusqu'à le suivre dans un âge très avancé, s’ennuyant dans sa ville de Beverly Hills. Ces correspondances sont souvent drôles. Groucho dépeint avec un cynisme certain le milieu dans lequel il vit, se plaint de son travail parfois si répétitif et enfin, énumère ses différentes conquêtes, si nombreuses et de plus en plus jeunes à mesure qu’il vieillit.

On regrettera le fait que le metteur en scène, Patrice Leconte,  en sélectionnant les lettres ait mis en valeur surtout une seule correspondance  avec un ami proche de Groucho.  On s’attendait à une correspondance plus diversifiée. Le fait aussi de faire une pièce, de cette manière, autour de la correspondance d’un acteur comique est aussi confusant. En effet, le spectateur pouvait s’attendre a beaucoup rire, mais les lettres de Groucho ont pour but principal d’échanger des nouvelles. De plus, les mots sur lesquels Marielle et son partenaire buttent, prennent parfois en défaut certaine chutes.

La mise en scène est minimaliste, un canapé et quatre chaises. Jean-Pierre Marielle, d’un grand charisme, et Pierre Vernier se déplacent lentement entre les éléments du décor mais on ne voit pas vraiment où le metteur en scène veut en venir. Enfin, Le Groucho Trio (Clarinette-saxophone, Batterie, Contrebasse), en costume d’époque, ponctue brillamment les changements de destinataires par des interludes musicaux sous forme de standards de jazz repris a la sauce bossa nova, big band et be bop.

Jean-Pierre Marielle et Pierre Vernier livrent ici une prestation de grande qualité mais l’homogénéité des lettres et la mise en scène parfois ennuyante rendent l’intérêt de la pièce malheureusement assez limité.

En bref : Correspondances de Groucho Marx, mise en scène de Patrice Leconte, avec Jean-Pierre Marielle, Pierre Vernier et le Groucho Trio, au théâtre de l’Atelier, 1 place Charles Dullin, 75018 Paris, de 12 à 45 euros, jusqu’au 5 janvier 2008.
par Elie Petit publié dans : Théâtre
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus