Edito

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Vendredi 9 mai 2008

Interview du boxeur Yohann Fauveau


Noémi-Colombe Bromberg

Raconte nous ton parcours. As-tu toujours été sportif?

Yohann Fauveau

Je suis d'une famille de sportifs. Mon père était champion de gymnastique. J'ai commencé, comme la plupart des enfants, par faire du judo puis du karaté. Ensuite, je suis passé à la boxe thaïlandaise. J'avais 11 ans lorsque j'ai vu mon premier combat de boxe. Je remercie mon grand-père de m'avoir fait découvrir ce sport. Aujourd'hui, à 24 ans, je reste fasciné par Jean-Charles Skarbowsky, le boxeur que j'avais vu combattre à l'époque. Je pratique la boxe au sein de la Team Zeitoun depuis maintenant 5 ans. André Zeitoun est mon professeur.

NCB

Pourquoi as-tu finalement choisi de faire carrière dans la boxe thaïlandaise (ou"Muay Thaï"en thaïlandais)?

YF

En fait, ça a été une véritable révélation. Ce sport est l'incarnation de nombreuses valeurs comme la vaillance, la détermination ou encore le courage. La boxe thaï, ça ressemble à la vie. On prouve constamment qui l'on est quand on est sur le ring. On existe !

Le Muay Thaï est un art martial crée au XVIe siècle pour aider les Thaïlandais à repousser les Birmans lors d'invasions. Chaque combat dure cinq rounds de trois minutes.

NCB

Quelles sont les différences avec le judo ou le karaté?

YF

C'est beaucoup moins codifié. On appuie les coups et surtout on les encaisse. Même si on prend des coups, il faut trouver en soi le désir de se battre malgré tout. Toute la difficulté de ce sport est là.

NCB

Boxe française, boxe anglaise et boxe thaïlandaise. Tu peux nous en dire plus?

YF

En boxe anglaise, on n'utilise que les poings. En boxe française, on porte une combinaison et des chaussures. Les coups sont armés. Il y a tout un protocole pour mettre un coup. On utilise les poings et les jambes. La boxe thaï, c'est un sport complet. On utilise les poings, les genoux, les jambes, les coups, les saisies, les projections et le corps à corps. C'est un sport violent car c'est une discipline très complexe…

NCB

Est-ce que la boxe thaï influence ta vie?

YF

Bien sur. Je dois tout à la boxe thaïlandaise. Elle me permet d'exister. Grâce à la boxe, je rencontre des gens extraordinaires. Lorsque je n'aurais plus rien à prouver aux autres et à moi-même, je pense que j'arrêterai de boxer. J'ai une soif de reconnaissance. Je suis quelqu'un qui doute beaucoup. La boxe me donne confiance en moi. C'est vrai que ça peut paraître bizarre de se battre sur un ring, contre quelqu'un que l'on ne connaît pas. Mais, en réalité, c'est une façon de se montrer que l'on est courageux.

NCB Quelles sont les différentes catégories?

YF En boxe thaïlandaise, on suit le même modèle qu'en boxe anglaise. On trouver les petits poids, les poids mouches, les poids coq, les walter, les super-walter, les moyens, les super moyens et les poids lourds. La hantise des boxeurs c'est la pesée qui a lieu avant chaque match. Je suis dans la catégorie des super-walter. Je ne dois pas dépasser 69 Kg 850 g. Si je dépasse ce poids, je ne peux pas boxer. 

NCB Tu es triple champion de France et tu prépares actuellement une série de combats. Un message à nous délivrer?

YF La boxe thaïlandaise c'est un sport que tout le monde peut pratiquer aussi bien les filles que les garçons. Il impose une hygiène de vie qui n'est pas toujours évidente mais c'est passionnant de vivre ce que je vis aujourd'hui. J'aimerais remercier André Zeitoun, mon professeur, qui me soutient en permanence. Je remercie aussi Franck Attia qui me fait confiance et me permet d'enseigner la boxe au Maccabi de Paris. N'hésitez surtout pas à venir découvrir la boxe thaïlandaise quel que soit  votre gabarit…


 

 

 

Pour en savoir plus sur Yohann, consulter le blog:

 http://boxefauveausky.skyrock.com

 Pour suivre des cours avec Yohann, contacter le Maccabi deParis

http://maccabideparis.skyrock.com/6.html

70 RUE RENE BOULANGER

75010 PARIS

M° REPUBLIQUE

01 78 10 10 10

06 27 67 70 84

par Noémi-Colombe Bromberg
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Vendredi 9 mai 2008
Alors que le festival du film israélien s’est a chevé il y a quelques semaines, rendons un hom mage bien mérité au Cinéma français et international. Essayons d'en savoir plus sur les origines du grand Cinéma: celui qui nous berce, nous émeut, nous émerveille, nous touche ou nous révulse.
Lorsque les frères Lumière inventent le cinéma à la fin du XIXème siècle, ils ont pour vocation essentielle d'unir une tradition le spectacle d'écran et une technique-la synthèse photographique du mouvement. Il s'agit de reproduire les apparences de la vie et de fixer à jamais le temps qui passe. Le cinématographe commence par être documentaire avant d'être fictionnel.
En effet, les premiers spectateurs sont fascinés par "Le Déjeuner de Bébé" des frères Lumière en raison du réalisme de l'instant représenté. On voit ainsi qu'il existe une différence entre le cinéma de ma mémoire et le cinéma de la mémoire. Le premier fait allusion à des anecdotes vécues puis romancées comme "Les 400 coups" de François Truffaut où celui-ci évoque son enfance et son adolescence alors que le second tente de représenter une certaine réalité historique voire politique.
En 1940, lorsque Chaplin choisit de dénoncer le régime nazi dans "Le Dictateur", il fait du cinéma un moyen de s'engager politiquement. Le film devient didactique alors qu'il n'était que distraction. Hynkel, le double caricaturé d'Hitler parle une langue imaginaire faite de paroxysmes vocaux à consonance germanique. Une des scènes marquantes du film est celle où le dictateur joue avec un globe terrestre comme s'il n'était qu'un vulgaire ballon de baudruche. Il trahit ainsi, aux yeux de tous, ses ambitions démesurées de conquête du globe. Le barbier juif, qu'incarne aussi Chaplin, gagne progressivement en assurance tandis que le dictateur se ridiculise. En effet, il réussit, malgré lui, à se substituer à Hynkel au moment où celui-ci s'apprête à faire un discours devant un parterre d'admirateurs. A la place du discours de haine appelant à l'élimination des juifs, la foule entend une ode dédiée à l'amour du prochain. Il faut respecter l'autre en dépit de ses différences. Le film, se transforme par la volonté du cinéaste, en une véritable tribune où la fiction doit rejoindre la réalité. Charles Chaplin veut croire en une amélioration de l'avenir si le public prend conscience du danger qui l'entoure et s'oppose au dictateur.
Hélas, la vérité est bien différente comme en témoigne "Nuit et Brouillards" d'Alain Resnais (1955). Le film commandité par le Comité d'Histoire de la Seconde Guerre mondiale, évoque avec force et simplici té la réalité des camps d'extermination nazis. D'après Jean Cayrol, un des collaborateurs d'Alain Resnais, "dans le ciel indifférent de ces sèches images, il y a, menaçantes, les nuées toujours en mouvement du racisme éternel".
Dans un autre registre, il faut évoquer "La Stratégie de l'Araignée" de Bernardo Bertolucci (1969) où la découverte de la vérité jusqu'alors masquée est douloureusement révélée. Le héros qui enquête sur la mort de son père, ancien de la résistance anti-fasciste, découvre une autre vérité que celle qu'on lui avait racontée enfant. Le cinéaste s'acharne à révéler comment une mémoire peut-être falsifiée pour protéger les membres de sa famille. Quelle mémoire faut-il représenter à l'écran et surtout peut-on la modifier au gré des convenances de chacun? Le cinéma comme la littérature permet à chacun d'exprimer sa propre vérité...
On ne peut s'empêcher de penser au fameux "Monsieur Klein" du film de Joseph Losey (1976) qui évoque le Paris occupé de la seconde guerre mondiale et comment un homme se retrouve prisonnier de sa propre identité par un jeu de hasard. Robert Klein, français catholique, est confondu avec Robert Klein, résistant juif, recherché par la police française. On ne peut s'empêcher de se demander pourquoi Monsieur Klein accepte d'endosser une mémoire qui n'est pas la sienne. Le film est souvent mis en parallèle avec Le procès de Kafka en raison de l'enfermement illogique du héros. Le Vélodrome du Vel d'Hiv, lieu final de l'action, montre que la méprise provoque parfois un changement brutal de destinée.
Les films à l'origine muets et en noir et blanc sont progressivement devenus sonores et en couleur. Leur visée esthétique a donc évolué en fonction de l'amélioration technique. On voit ainsi que la mémoire transcrite au cinéma, est tout d'abord le reflet de la subjectivité d'un cinéaste et de son désir de délivrer un message ou non aux spectateurs. Le spectateur est l'ultime réceptacle de la mémoire projetée sur l'écran; il analyse le film avec son propre vécu. C'est pourquoi, alors que certains films sont essentiellement fictionnels d'autres sont devenus les porte-parole d'une époque, qu'elle soit réelle ou imaginaire.
 Attention cependant, à la généralisation abusive car le cinéma d'aujourd'hui peut encore nous surprendre comme c'est le cas du film argentin "Télépolis" d'Esteban Sapir avec Alejandro Urdapilleta et Valeria Bertuccelli. Le film, dont le titre est un hommage au fameux "Métropolis" de Fritz Lang (1927), a été tourné en noir et blanc alors qu'il est sorti sur nos écrans il y a quelques semaines à peine. On y retrouve certains aspects de l'Expressionnisme allemand ou encore des films de Georges Méliès. En outre, le film n'est pas muet, mais excessivement silencieux. Les personnages s'expriment par onomatopées ou écrivent autour d'eux des mots qu'ils sont incapables de prononcer. Dans ce film, le metteur en scène s'interroge sur la puissance des médias lorsque ceux-ci sont corrompus par le pouvoir politique. Que se passe-il lorsque les hommes, fascinés par les images hypnotiques qu'on leur inflige sur les écrans, en viennent à oublier de penser? Ils ne sont plus que des numéros utilisés à des fins peu honorables jusqu'à la solution finale: la mort (spirituelle puis physique).
De nombreuses allusions au régime nazi peuvent être observés dans ce film un peu difficile d'accès à première vue mais passionnant…

Ouvrez attentivement vos yeux afin que cette fiction ne soit plus une réalité.

Ndlr; L'exposition "Georges Mélies, magicien du cinéma" aura lieu à partir du 16 avril 2008 à la Cinémathèque de Bercy, 51 rue de Bercy, 75012.


par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Cinéma
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Jeudi 13 mars 2008

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Passionné de spectacles, Jonathan Ganem qui a fini son école de commerce à Rouen après des études aux Etats-Unis s'est lancé dans l'aventure du show business. Il propose à la mi-mars de faire découvrir au public étudiant, mais pas seulement, de jeunes artistes qu'il espère révéler au public parisien. Ce projet, Jonathan le met en place cette année pour la quatrième fois. Il faut noter que les artistes qui s'exprimeront sur la scène de l'ASIEM n'étaient pas dans les précédentes éditions du Talent Show d'où de très jolies découvertes en perspective.

Olivier Miller vient de donner un concert à la Scène Bastille. Joana Boum a participé à la Nouvelle Star. Mickaël Miro a un fan-club qui grandit de jour en jour. Ils brilleront lors du Talent Show par leurs capacités vocales. Le groupe Gospel Jungle enchantera lui aussi le public tandis que Benjamin Garçon, pianiste accompagnera le spectacle. Raphael Oziel et Patrick Vaisselier de nouveaux humoristes tenteront de nous distraire par leur verve. Quant à Dany Mauro, il est déjà un comique reconnu du public. Il est actuellement en spectacle au théâtre Le Méry. Jacques-Olivier Koskas, réalisateur de courts-métrages, souvent parodiques sera là lui aussi. Lisa Raduszynski est une actrice de la pièce "Paroles d'étoiles" qui se jouera prochainement en banlieue parisienne. Cette pièce très émouvante retranscrit les témoignages et le vécu difficile des enfants cachés durant la Seconde Guerre mondiale. Salem, un des danseurs de Kamel Ouali et Léo qui travaille avec Sébastien Cauet l'animateur, évoluent dans le milieu du spectacle depuis déjà quelques années.

 

Notre avis:

Une soirée entre amis ou en famille à ne pas manquer. Vous trouverez forcément un ou plusieurs artistes qui vous plairont vu la diversité des styles et des talents proposés au public. La nouvelle édition du Talent Show réserve de nombreuses surprises…


En bref: Le Talent Show
15€ en prévente/ 20€ sur place
le 18 mars 2008 à 20h30
l’ASIEM , 6 rue Albert de Lapparent, 75007 Paris

Contact:
ganemjonathan@hotmail.com

par Noémi-Colombe Bromberg publié dans : Agenda Culturel
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Samedi 8 mars 2008
Vous l’attendez chaque année, l’UEJC AC l’a anticipé !! 
Le festival du film israélien vous donne rendez-vous : 

du 25 Mars au 1er avril prochain, 
pour sa 8ème édition spéciale 60 ans d’Israël, 

60 ans... de Cinéma...
 

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Entre grands classiques et inédits, entre documentaires et longs métrages, entre rencontres et débats, le Festival est le miroir de ce cinéma venu d’ailleurs, aussi incontournable que surprenant. Plus de 10 000 spectateurs se sont pressés l’an dernier. Cette année, le Festival du cinéma israélien se hisse au rang des événements cinématographiques de la capitale, grâce à certains soutiens…

Un programme 4 étoiles vous attend avec certaines avant-premières incontournables telles que : 
«
Désengagement » d’Amos Giittaïï
avec Juliette Binoche, Jeanne Moreau, Liron Livo, 
«
Beaufort » de Joseph Cedar avec Alon Abutbul, Ours d’Argent « Meilleur Réalisateur », et nominé aux Oscars en tant que « Meilleur Film Etranger », et plein d’autres projections…

En Bref :
du 25 Mars au 1er avril 2008,
Au cinéma MK2 Bibliothèque, 128/162 avenue de France (13e) métro bibliothèque/ Tolbiac
Tarifs étudiants à l’entrée

Plus d’infos : http://www.isratim.co.il/
par UEJF Art & Culture publié dans : Agenda Culturel
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Vendredi 7 mars 2008

musees.jpgLes 15 et 16 mars prochain, 200 musées de France vous ouvrent leur porte pour la première édition du Week-end musées organisé par Télérama.

 

Le principe : muni du pass pour 4 personnes présent dans les éditions de Télérama des 5 et 12 mars, vous aurez accès gratuitement (ou à tarif très réduit) aux collections ainsi qu’à des offres spécifiques (visites guidées, conférence,…) et ce, dans 200 musées dispersés dans toute la France.

 

Une très bonne occasion de visiter (ou revisiter) Beaubourg, Orsay ou encore le Palais de Tokyo et son artiste fou…

 

Le programme complet par région se trouve ici

 

En bref :

Week-end musées Télérama

Les 15 et 16 mars 2008

200 musées partout en France

Pass pour 4 personnes à récupérer dans les éditions de Télérama des 5 et 12 mars.

par UEJF Art & Culture publié dans : Réducs/Invits
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Vendredi 7 mars 2008

salon.jpgA l’occasion du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël, la littérature israélienne est l’invitée d’honneur du Salon du Livre qui se déroule du 14 au 19 Mars au Parc des Expositions Paris/Porte de Versailles.

 

Venez découvrir gratuitement tout ce que la littérature israélienne a produit de meilleur ces dernières années.

 

En effet, les étudiants de moins de 26 ans sont invités gratuitement à cette grande fête ! Pour cela, il vous suffit de vous inscrire en cliquant ici pour profiter de billets électroniques gratuits.

 

Le programme du Salon du Livre est extrêmement riche, aussi nous vous proposons de le découvrir en vous baladant sur le site officiel : www.salondulivreparis.com

 

Une langue millénaire au service de la littérature d’aujourd’hui

Langue sainte et profane, écriture millénaire parlée et écrite, l’hébreu est en constante évolution et puise ses racines dans la Bible, afin d'inventer des mots pour le quotidien du XXIème siècle.

Fille de la littérature hébraïque, la littérature israélienne naît il y a à peine 30 ans. L'armée, la guerre, la quête de la vérité, tout comme le besoin de prendre l'air et de dépasser les frontières, autant d’éléments qui sont au cœur de la réflexion et du travail d’écriture de ces auteurs  israéliens qui n’esquivent aucune question, interrogent et analysent sans concession passé et présent.

Inviter Israël pour ce Salon du Livre 2008 c’est reconnaître une littérature dynamique, d’une immense richesse, à l’image d’une société multiculturelle.

 

39 écrivains invités

Un évènement exceptionnel, la venue en France de 39 écrivains d’Israël de langue hébraïque, invités par le Centre national du livre, le Ministère français des Affaires étrangères et les  pouvoirs publics israéliens. Une occasion unique de découvrir et de rencontrer une nouvelle génération de romanciers et romancières, de poètes et d’auteur(e)s de bande dessinée.

Le choix s’est porté sur 39 auteurs de fiction (roman, poésie, bande dessinée et littérature jeunesse), privilégiant les écrivains de langue hébraïque traduits et publiés en français et qui vivent en Israël.

 

En bref :

28ème Salon du Livre

Israël, invité d’honneur

Du vendredi 14 au mercredi 19 mars 2008

Paris, Porte de Versailles, Hall 1

Gratuit pour les étudiants de moins de 26 ans.

par UEJF Art & Culture publié dans : Réducs/Invits
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Jeudi 6 mars 2008

fuhrer.jpgL’UEJF Art & Culture est heureuse de vous inviter à l’avant-première du film « Mon Führer » qui aura lieu le mardi 11 mars à 19h30 au Cinéma « Le Mistral ».

 

Appréhendant la période de la Shoah par le biais de la farce tout en s'appuyant sur de véritables faits historiques, ce film d'outre-Rhin a rencontré son public en Allemagne où il a déjà attiré plus d'un million de spectateurs !

 

Pour plus d’infos sur le film, vous pouvez vous rendre sur www.monfuhrer-lefilm.com

 

La projection sera suivie d’une rencontre-débat avec le réalisateur Dani Levy et l’historien Edouard Husson.

 

Attention, nous n’avons que 30 invitations disponibles, donc dépêchez-vous de vous inscrire en remplissant le formulaire ici.

 

En bref :

Avant-première « Mon Führer »

Le mardi 11 mars 2008 à 19h30

Au Cinéma « Le Mistral »

70, avenue du Général Leclerc

75014 Paris, Métro : Alésia

Seulement 30 invitations disponibles !

 

L’UEJF Art & Culture est heureuse de vous offrir cette avant-première et vous attend nombreux lors de ses prochaines sorties !



 

Toute l’équipe de l’UEJF Art & Culture.

Mail : uejfac@yahoo. fr
Blog : http://uejfac.over-blog.com

Facebook group : UEJF Art & Culture
Mailing-list : Uejf_Art_et_Culture@yahoogroupes.fr

par UEJF Art & Culture publié dans : Réducs/Invits
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Dimanche 17 février 2008

faussaires.jpgL’histoire : Salomon Sorowitsch aurait pu être un artiste, mais l’art ne paie pas. Il fabrique donc de faux billets. Son caractère d’opportuniste se dessine. Il sévit à Berlin en 1936. Il est juif. Un matin, il est arrêté et déporté.
Son talent pour le dessin va lui permettre de bénéficier de quelques avantages par rapport aux autres déportés. En effet, on lui demande de réaliser des portraits de SS. Il accepte. Puis il est emmené dans un autre camp.
A l’arrivée, il se retrouve dans un hangar avec d’autres déportés. On leur explique que s’ils se comportent bien, tout se passera pour le mieux. On les fait entrer dans un atelier chauffé, avec de la musique. Là, tous les outils sont prêts pour créer de la fausse monnaie : des faux billets de livres et de dollars que les Allemands largueront en Angleterre et aux Etats-Unis afin de déstabiliser leur économie.

 

La critique : Il s’agit d’un épisode oublié de l’histoire des camps qui mettait les déportés face à un dilemme : sauver sa propre vie en aidant l’ennemi tortionnaire ou se révolter et se faire tuer. Salomon défend la première position : il veut s’en sortir, mais sans oublier ses compagnons de l’atelier. Burger représente la révolte, le refus de participer.

C’est en partie du témoignage de Burger que le film s’inspire. Ces déportés n’étaient pas entièrement dans une alcôve à l’abri du monde. Une palissade seulement les séparait de la réalité des camps, ce qui rendait le dilemme d’autant plus cruel. Ils entendaient ce qui se passait.

Le film se concentre sur un autre problème : celui de la légitimité à survivre. Ils ressentent déjà, alors même qu’ils sont dans les camps, le sentiment intolérable qui rongera, à jamais, tous les rescapés : Pourquoi certains survivent et pas d’autres ? Cet écoeurement de soi est accru par le fait qu’ils pratiquent une activité répréhensible et traitent avec l’ennemi. Comment supporter ce renversement des valeurs ?

Si ils étaient mieux traités que de l’autre côté de la palissade, parce qu’on voulait préserver leurs capacités de production, cela n’empêchait pas la torture, le mépris et le sadisme des SS. La moindre faiblesse physique ou dans le travail signifiait la

mort car l’inutilité.

Le réalisateur autrichien, Stefan Ruzowitzky, a pris le parti de nous montrer cette part de l’histoire à travers les yeux de Salomon (interprété par Karl Markovics) qui n’est pas un héros, qui ne souhaite qu’une chose : rester en vie. La force du réalisateur est de ne pas en avoir fait un personnage caricatural.

 

En bref : Les Faussaires, film autrichien de Stefan Ruzowitzky, avec Karl Markovics, August Diehl, durée 1h38, sortie le 6 février.

par Lise Perrin publié dans : Cinéma
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Dimanche 17 février 2008
undefinedL’histoire : Une petite fille de 8 ans parcourt l'Europe nazie à la recherche de ses parents.

Elle s'appelle Misha. Elle est juive. Son père et sa mère viennent d'être déportés. Elle ne sait qu'une seule chose : ils sont à l'est. A l'aide d'une simple petite boussole, elle quitte sa Belgique natale et rejoint l'Ukraine à pied, traversant l'Allemagne et la Pologne, dans l'espoir de les retrouver.

Pour survivre, elle vole de la nourriture et des vêtements.

Pour survivre, elle évite les hommes et leur violence.

Pour survivre, elle intègre une meute de loups. Et devient l'une des leurs.

 

La critique : Le film est tiré d’une histoire vraie racontée par Misha Defonseca dans un livre éponyme.

Cette expérience illustre la détermination dont peut faire preuve un enfant séparé de ses parents. Rien ne l’arrête. Tout nous est montré : la douleur de la faim, du froid, la transformation progressive en être sauvage et cette volonté infaillible. Rejetée, pourchassée par les hommes, elle trouve refuge auprès d’une meute de loups.

Pourtant dès les premières minutes, la musique d’Emilie Simon paraît inadaptée. Trop tribal pour illustrer un huis clos, un retrait du monde, trop électronique aussi. Lorsqu’on a écouté l’album Emilie Simon, on ne peut s’empêcher de reconnaître certains morceaux. Entrer dans le film et son contexte est dès lors plus difficile.

La rencontre avec les loups se déroule en douceur, comme s’il s’agissait de chiens. Cela peut s’expliquer par l’inconscience de l’enfant qui ne reconnaît pas les loups. Elle n’en a jamais vu, elle en ignore le danger, l’agressivité.

Les transformations physiques ne sont pas très marquées. C’est pourtant une enfant peu couverte et sans protection utile contre le froid, l’humidité. Son état est sans doute passé sous silence parce que l’enfant elle-même n’y fait pas attention. L’évolution vers un esprit animal, sauvé par sa ténacité, n’est pas assez visible. Cela rend l’intrigue peu vraisemblable, alors même qu’elle s’est réellement déroulée. Il aurait peut-être été plus intéressant de se concentrer sur l’opposition entre la barbarie de l’homme et la tendresse, l’ « humanité » des loups.

Le film offre toutefois de beaux rôles à des acteurs comme Yaël Abecassis toute en retenue, à Guy Bedos tendre et à Michelle Bernier en mère éperdue de douleur.

Il s’agit du cinquième film de la réalisatrice Véra Belmont, après Rouge Baiser notamment.

Il a pour mérite de faire connaître l’expérience et le récit de Misha Defonseca.

 

En bref : Survivre avec les loups, film français de Vera Belmont, d’après le roman de Misha Defonseca, durée 1h58, sortie le 16 janvier.

par Lise Perrin publié dans : Cinéma
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Lundi 21 janvier 2008

cst029hires.jpg
Le label Constellation fête ses 10 ans!! Créé en 1997 par deux amis, que leur passion de la musique et de la liberté rassemblaient, ce label hors du commun a égrené la décennie passée de perles musicales aussi peu connues qu’exceptionnelles. Restant fidèles à leur éthique de l’underground et de l’artisanat musical, ils ont su faire de Constellation un label unique respecté dans le monde entier.

Les artistes signés sur Constellation viennent en général du Québec et de l’Ontario. Tous gravitant autour du post-rock, ils ont su tant s’en affranchir que s’en inspirer pour explorer d’autres styles de musiques, comme le punk, le jazz ou le klezmer.

Le label Constellation se démarque des autres labels en proposant à ses artistes des conditions de travail incroyables dans un studio-lieu de vie étrange, l’Hotel2Tango et une approche fondamentalement artistique de leur travail, contrairement a la logique commerciale prévalant souvent ailleurs. Pour preuve, l’attention portée aux pochettes des albums, véritables objets de collection, dessinées par les musiciens eux-mêmes montre l’engagement du label à pousser ses protégés dans un véritable monde artistique sans se soucier de promotion a l’excès, refusant même de jouer dans des salles de concerts tenues par les majors.

L’UEJF Art et Culture a donc décidé, ce mois-ci, et régulièrement, de vous présenter un des albums du label Constellation :

Ce mois-ci, c’est Ver Tantzt, second album du Black Ox Orkestar qui est à l’honneur :

Klezmer sans paillètes, dans sa forme la plus radicale, comme celui que promeut le saxophoniste new-yorkais John Zorn avec son label Tzadik, le Black Ox Orkestar surprend tout en restant fidele aux principes fondateur du klezmer. Le but est pour eux de capturer l’intensité émotionnelle de la musique juive d’avant-guerre et de la reproduire dans un environnement contemporain. La plupart des morceaux sont des traditionnels, parfois méconnus mais dont les arrangements sont remarquables. On remarque ici l’influence de la culture post-rock des musiciens qui appliquent à ces morceaux la même démarche artistique
Une expérience musicale, juive (termes qu’utilise Efrim Menuck, un des leaders du groupe), absolument fascinante de profondeur.

Avec Constellation, apprenez à ouvrir vos oreilles !! ;-)

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par Elie Petit publié dans : Musique
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